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LETTRE n° 78
Décembre 2003

S.R.I. (Organisme de la Conférence Episcopale Française) - 71, rue de Grenelle, 75007 PARIS
Tél. 01 42 22 03 23 - Fax. 01 42 84 30 41 - E-Mail  :
contact@le-sri.com  -  I.S.S.N. 0996 – 6935

Comment vivre ensemble ?

 On croyait assister à une nième affaire du foulard ; elle s’est transformée en une bataille sur les signes religieux. A l’heure où nous vous envoyons cette Lettre du SRI pour vous souhaiter une Joyeuse Fête de Noël et une Bonne Année 2004, notre société en est encore agitée de réactions passionnées.

Le foulard était-il un « signe religieux » ? Oui, répondent certains qui en trouvent la source dans quelques versets du Coran qu’il suffirait d’appliquer en tous lieux et à toutes les époques. Non, rétorquent d’autres pour qui les mêmes versets ne sont pas à interpréter comme des règles vestimentaires mais comme des appels à la pudeur qui s’exprime différemment selon les pays et les cultures.

Quoi qu’il en soit de cette discussion interne à l’islam actuel, l’opinion publique française, de façon quasi unanime, réagit de façon hostile au port de ce foulard. Pourquoi cette unanimité ? Pourquoi cette virulence ?

Beaucoup, il est vrai, se sont révélés très « sensibles » au côté religieux de l’affaire : de leur point de vue, c’est la laïcité qui était en jeu et qu’il s’agissait de défendre quitte à interdire toute visibilité aux signes d’appartenance religieuse quels qu’ils soient. A cette occasion, ont resurgi des attitudes franchement hostiles à toute religion.

Mais, pour beaucoup d’autres, les raisons invoquées ne relevaient pas du registre religieux : le foulard était envisagé sous sa dimension sociale comme marqueur caractérisant les femmes et les protégeant du regard masculin. Du coup la discussion s’est portée sur des incidents où se manifestait une opposition à la mixité..

A en juger par l’ampleur de la réaction dans l’opinion, il semble bien que c’est surtout ce facteur qui a déchaîné les oppositions les plus violentes : apparemment, pour bien des habitants de notre pays, le foulard serait ressenti comme le symbole d’une remise en cause de toutes les évolutions – souvent douloureuses – de notre société vers plus d’égalité entre hommes et femmes et plus de liberté pour celles-ci d’agir et de vivre sans privilèges comme sans aucune limitation de leurs droits. « Notre société est mixte par nature : hommes et femmes doivent être égaux, et l’idéal républicain ne peut souffrir une renonciation au « vivre ensemble » dans l’égalité », rappelait une des personnes auditionnées par la commission Stasi. Si l’intention de certaines jeunes filles qui se mettent à porter le voile est d’exprimer leur foi, le fait est que leur geste est perçu par beaucoup, à tort ou à raison, comme un combat contre cet idéal.

Qu’une loi soit votée ou non, une question demeure pour nous tous : celle du genre de société que nous voulons bâtir, du vivre ensemble que nous entendons adopter. Cela va bien plus loin que le port - ou le rejet - d’un vêtement.

Ayant opté pour une société sans discrimination aucune – ni religieuse, ni sexuelle – l’ensemble des citoyens de ce pays n’a d’autre alternative que celle d’intérioriser, en profondeur, les valeurs de respect et de pudeur, celles, d’ailleurs, que veulent inculquer toutes les religions. Seul un changement de cet ordre permet de vivre ensemble sans craindre le regard des uns ou la présence des autres.

De ce chef, les croyants que nous sommes – chrétiens ou musulmans – voient s’ouvrir l’année nouvelle, et les années qui suivront, comme un chantier où travailler de concert avec toutes les familles de pensée qui composent notre pays pour cultiver cette attitude de respect dans nos comportements individuels ou sociaux, nos publicités ou nos institutions. L’enjeu du débat ne serait-il pas là ?

J.M. Gaudeul
Secrétariat pour les Relations avec l’Islam
 

Lettre du Conseil des Eglises chrétiennes de France
au président de la République

Le 8 décembre, les trois co-présidents du Conseil  d’Eglises chrétiennes en France (CECEF) s’adressent au Président de la République française, au sujet de la laïcité : Monsieur le Pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la Fédération protestante de France, Mgr Emmanuel, président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France et Mgr Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux et président de la Conférence des évêques de France, exposent, dans une lettre adressée à Monsieur Jacques Chirac, leur vision commune de la laïcité. En voici quelques extraits :

… « La laïcité n’a pas pour mission de constituer des espaces vidés du religieux, mais d’offrir un espace où tous, croyants et non-croyants, puissent débattre, entre autres choses, du tolérable et de l’intolérable, des différances à respecter et des écarts à empêcher, et ceci dans une écoute mutuelle, sans taire les convictions et les motivations des uns et des autres, mais sans affrontement ni propagande.

… Nous entendons et souscrivons à la légitime protestation contre l’état de soumission de la femme que peut représenter, en certains cas, le port imposé du voile. Faut-il pour autant user de la « force » de la loi pour convaincre de la vérité de nos convictions ? N’est-il pas surprenant que nous n’ayons plus confiance en la valeur pédagogique du cadre de vie scolaire commune et du débat qu’il permet, pour lui préférer la sujétion à la loi au risque de l’exclusion ou du rejet vers des pratiques communautaristes qui ne pourront que s’en sentir renforcées.

… Toute la loi qui serait sentie comme discriminante par un certain nombre de français risquerait d’avoir à court terme des conséquences plus néfastes que les bienfaits escomptés. Refuser l’exclusion au profit de la médiation et du dialogue, récuser les amalgames assimilant tout port d’un signe religieux à un trouble de l’ordre public, redire ce qui fonde la laïcité, en faire une règle du vivre ensemble et non un principe de négation du religieux, voilà qui mérite temps et pédagogie, voilà qui prépare l’avenir avec réalisme.

Le véritable enjeu : la réussite de l’intégration.

Au-delà de la défense de la laïcité, au-delà de toute revendication religieuse, le véritable enjeu du débat actuel est bien la réussite de l’intégration …. »

La Lettre évoque alors la situation des banlieues de nos grandes villes.

Cf. www.cef.fr 

 

« Réflexions sur la présence de l’Eglise en Terre Sainte»

Message de Mgr Michel Sabbah (Patriarche latin de Jérusalem) pour l’Avent

 Dans la perspective de Noël, Monseigneur Sabbah, Patriarche latin de Jérusalem, dont on connaît les courageuses prises de position, s’est adressé aux chrétiens de son diocèse au début du mois de décembre dans une lettre qui se présente comme une réflexion sur la présence de l’Eglise en Terre Sainte. Mais, bien au-delà des diocésains de Monseigneur Michel Sabbah, ce   message concerne tous les chrétiens et tous les hommes de bonne volonté.

          En rappelant la situation douloureuse des Palestiniens depuis 1948, monseigneur Sabbah évoque ainsi ce qu’il a souvent dit : « Il n’y a pas de paix possible sans justice. Déplorant la violence sans limites qui plonge les habitants dans un climat de désespoir, monseigneur Sabbah insiste sur les dégradations matérielles et morales qu’une telle situation entraîne nécessairement. C’est un appel à la réconciliation qui ressort de l’ensemble de ce message où Monseigneur Sabbah situe les perspectives d’un dialogue en situation avec les croyants du Judaïsme comme avec les croyants de l’Islam.  

Dans son appel aux chrétiens, Monseigneur Sabbah insiste sur le fait que Chrétiens, Juifs et Musulmans partagent la même terre, la même société et bien souvent la même histoire. Il rappelle aux chrétiens leur rôle de « Semeurs de paix » en collaboration avec tous ceux qui, de part et d’autre sont des chercheurs de la Paix. « Nous avons pleinement conscience de la vocation de notre Eglise de Jérusalem à être une présence chrétienne au milieu de la société, musulmane arabe ou juive israélienne. Nous croyons que nous sommes appelés à être un levain, contribuant à la solution positive des crises que nous traversons. Nous sommes une voix qui s’élève de l’intérieur de nos sociétés dont nous partageons l’histoire, le langage et la culture. Nous cherchons à être une présence qui promeut la réconciliation, invitant nos peuples au dialogue ».

Le texte complet de ce message peut se trouver sur Internet : http://www.cath-ne.ch/msabbah.htm

 

Eglises d’Europe (KEK-CCEE)

« Aller à la rencontre des musulmans »

          Le Comité œcuménique « Islam en Europe », rassemblant des représentants des Eglises de l’ensemble de l’Europe (Conseil des Conférences Episcopales Européennes), a publié ce document sur la démarche chrétienne de rencontre avec les musulmans.

          Nous vivons dans un monde rempli de violences et de haines mais où se trouvent aussi de nombreuses recherches de fraternité, de réconciliation, de liberté et d’unité.

          Le projet de ce texte est d’exprimer d’une façon globale ce que représente l’attitude de l’ensemble des Eglises qui se refusent à l’enfermement dans un ghetto et recherche un accueil de tout homme en fidélité à l’idéal proposé par l’Evangile selon lequel tout être humain est un frère ou une sœur à regarder comme tel.

          Ce document donne une large synthèse de la pensée exprimée par les Eglises au cours de ces dernières décades. La liste des questions abordées est significative de ce projet :

§      .Prendre la mesure de la société pluraliste

§      Quels repères dans les Ecritures chrétiennes,

§      L’Eglise signe d’Alliance et de Fraternité

§      Etre pionniers du dialogue

§      Des étapes pour la rencontre et le Dialogue

§      La Formation des chrétiens

Cf. :www.cec-kek.org/Français



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§         Session du CERAS (Centre de Recherche et d’Action Sociales - 14, rue d’Assas - 75006 Paris - Tél: 01 44 39 48 30, Mail: ceras-session@jesuites.com)

Session de formation nationale organisée par les jésuites du CeRas : « Les religions facteurs de violence et de paix ». Premier module (19-21 janvier 2004) : « Les religions dangereuses ? » Deuxième module (22-24 mars 2004) : « Affronter la violence et bâtir la paix ».

 

§         Centre spirituel du Haumont (31, rue Mirabeau, BP 19 – 59420 Mouvaux – Tél. 03 20 26 09 61 – Mail : hautmont@nordnet.fr)

« Dialogue Islamo-Chrétien »  du sam. 27 (14h30) au dim. 28 mars 2004 (13h). 26ème rencontre du groupe islamo-chrétien du Haumont. Une opportunité pour se stimuler spirituellement sous le regard de Dieu.

 

§         Enfants d’Abraham (Commuanuté de Jérusalem – 13, rue des Barres, 75004 Paris – Magdala (Sologne , 41300 La ferté Imbault – Tél. 02 54 96 22 73)

Juifs, chrétiens et musulmans partagent une retraite sur le thème : « La volonté de Dieu ». Les 20-21 mars 2004 : « Comment connaître la volonté de Dieu ? Les 12-13 juin 2004 : « Comment faire la volonté de Dieu ? »

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    & « Jean-Paul II et l’Islam»

    Père Michel Lelong, préface du Père Gérard Cabanon (supérieur régional des Pères Blancs), éditions François-Xavier de Guibert (3, rue Jean-François Gerbillon, 75006 Paris), Paris, avril2003, 127 pp.

    Le père Lelong a longtemps exercé un ministère de dialogue auprès de musulmans. Aujourd’hui encore, profondément engagé, par l’intermédiaire de différents groupes islamo-chrétiens, dans la construction de relations humaines, harmonieuses et spirituelles, il présente et commente ici les principaux textes dans lesquels le Pape appelle les catholique à vivre leur rencontre avec les croyants de l’islam en étant fidèle à la vérité du Christ.

    &  « Chrétiens et musulmans en dialogue : les identités en devenir»

    Travaux du GRIC (1996-2003), sous la direction de Vincent Féroldi, éditions L’Harmattan, 2003, 390 pp.

    Ce livre témoigne de l’expérience d’une rencontre, vécue de 1999 à 2003 par des universitaires. Il se présente comme un dossier polyphonique, composé de paroles de musulmans et de paroles de chrétiens, à propos de cette recherche d’identité de chaque communauté confrontée, aujourd’hui, au pluralisme religieux et désireuse de vivre en fidélité avec sa Tradition. Il touche à des questions d’actualité, comme les mariages mixtes, l’exclusion et le réformisme musulman.

     

    & « Croyances et valeurs chez les jeunes maghrébins»

    Hervé Flanquart, éditions Complexe, 2003, 218 pp.

    Comment, dans nos sociétés, l’islam peut-il composer de manière harmonieuse avec la modernité ? Ce livre, écrit en s’appuyant sur une enquête de terrain menée dans le nord de la France, s’intéresse à l’ensemble des valeurs et des croyances qui guident la vie de ces jeunes issus de l’immigration maghrébine et qui inspirent leurs actes et leurs paroles.

     

    &  « Un musulman nommé Jésus »

    Dits et récits dans la littérature islamique. (Traduit de l’anglais et de l’arabe pour le texte des dits et récits par J.L.Bour).

    Tarif Khalidi, éditions Albin Michel, 2003, 262pp.

    Epars dans une multitude de livres, des anecdotes sur Jésus circulent parmi les musulmans. L’auteur en fait une présentation globale, puis un relevé détaillé. La figure du Jésus « musulman » en est ainsi décrite, plus proche de celle des premiers moines du désert que du Jésus des évangiles canoniques. Chrétiens et musulmans comprendront mieux les images qu’ils véhiculent les uns sur les autres à la lecture de ces extraits que l’auteur – à tort selon nous – ne cesse de présenter comme un « évangile musulman ».

     

     

    & « L’islam... » Nouvelle édition de « Rencontrer l’islam... » publié en 1993.

    Jean-Luc Brunin, éditions de l’Atelier, collection : Tout simplement, 2003, 190 pp.

    Le livre se divise en trois parties : « une tradition à visiter » (description des origines et l’essentiel de l’islam), puis « une histoire à visiter » (le développement de l’islam et la rencontre avec les chrétiens au fil des siècles), enfin « une rencontre à réussir » (c'est-à-dire la façon dont peut se penser et se faire la rencontre entre chrétiens et musulmans à l’heure actuelle). On remarquera, en particulier, l’ajout d’un chapitre nouveau (le 15ème) sur le nouveau paradigme de la rencontre.

     

    & « Dieu, un itinéraire »

    Régis Debray, éditions Odile Jacob, 2001, poches septembre.2003, 410 pp.

    On ne présente plus l’auteur qui a récemment publié « l’enseignement du fait religieux dans l’école laïque ». Le présent ouvrage n’est pas un catéchisme mais une histoire de l’idée de Dieu dans l’Occident au fur et à mesure que se développe la structuration théologique du Christianisme depuis les débuts de notre ère et plus loin encore. Il s’agit moins de la doctrine que de sa réception dans les mentalités d’un continent.

     

    & « Laïcité et République. Le lien nécessaire »

    Guy Coq, éditions Le Félin 2003, 330 pp., Réédition d’un livre paru en 1995.

    Dans le débat actuel sur la laïcité, Guy Coq retrace la genèse polémique de la laïcité, son installation dans l’école, l’éducation laïque et républicaine et enfin l’apaisement d’une histoire qui avait commencé comme un conflit entre la république et les religions.

     

    & « Le Christianisme »

    Michel Reeber, éditions du Signe, 2003, 64 pp.

    Comment le christianisme est apparu, qui est Jésus le Dieu des chrétiens ? Quelle est l’organisation de l’Eglise, ses rites, la vie morale et spirituelle du chrétien, les pôles de la vie chrétienne, les principaux courants et branches nés du christianisme aux différentes époques ? Qu’est-ce que l’œcuménisme et le dialogue interreligieux ? Autant d’interrogations auxquelles le Père Michel Reeber apporte des éléments de réponse. Des citations bibliques, les grandes dates de l’histoire du christianisme, des statistiques, des prières … complètent les explications.  

    & « Présence d’Evangile. Lire les Evangiles et l’Apocalypse en Algérie et ailleurs »

    Christoph Theobald. Préface de Mgr Gabriel Piroird, éditions de l’Atelier/éd.Ouvrières, 2003, 224pp.

    Depuis plusieurs années l’auteur a répondu à l’invitation de l’Eglise d’Algérie pour animer des temps de recherche. Comment comprendre la place et la mission de l’Eglise dans une société algérienne en pleine mutation ? Quels sont les signes d’une présence évangélique en Algérie ? A partir de la vie des communautés chrétiennes, il propose une approche de la vie de l’Eglise, située dans l’histoire. La  lecture technique qu’il propose du livre de l’Apocalypse s’enracine dans l’histoire de ces communautés et permet de faire l’expérience spirituelle de ce texte dans une situation de transformation de société.

     

    & « Annuaire des Mosquées de France»

    Edité par l’Association « La Boussole », deuxième édition, mars 2003, 275 pp.

    Cet annuaire 2003-2004 est capable de fournir tous les renseignements précis et détaillés de lieux de culte musulman en France. Elle présente pour les 1545 lieux recensés toutes les caractéristiques, notamment le type de lieux (mosquée, salle de prière, foyer …), les heures d’ouverture et de fermeture, la capacité d’accueil homme et femme, la présence de sanitaires pour les ablutions et la faisabilité de la prière du vendredi. Outil pratique et clair dans sa présentation.

I N I T I A T I V E S

La Médina

          Le magazine des cultures et des sociétés (www.la medina.fr), lance une campagne de mobilisation avec le soutien de la direction interministérielle de la ville sur le thème : « Hommes - femmes, quelles relations ? »

          Une trentaine de villes soutiennent cette action, un travail en étroite collaboration avec les municipalités permettra ainsi de se placer dans leurs préoccupations quotidiennes. Une quarantaine d’associations accompagneront les débats et des réunions de travail et de concertations seront organisées. Plus de 200 intellectuels, chercheurs, acteurs politiques, sociaux et religieux animeront les débats et enrichiront les rencontres par leur savoir et leur expérience.

          Un premier rapport d’étape sera présenté sous forme d’un « livre blanc » à la veille de la journée internationale de la femme le 8 mars prochain. La Médina en fera une présentation le 4 mars à l’UNESCO.

          Un appel est lancé à toute personne désireuse de participer à cette campagne de mobilisation. Contact : 06 20 80 82 66 ou 01 42 43 23 36 ou lamedina3@wanadoo.fr       

Religion – islam – éducation - juifs

          L’association « Jeunes musulmans de France » (JMF) a « condamné avec force » l’incendie d’une école juive commis le 15 novembre à Gagny (Seine-Saint-Denis), dans un communiqué diffusé aux médias lundi.

          Dans ce communiqué daté du 21 novembre 2003, l’association JMF, mouvement proche de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), inspirée des Frères musulmans, souligne que cet incendie constitue un « geste odieux et lâche à caractère raciste et xénophobe, qui contribue à attiser la aine entre les communautés et à remettre en cause la paix sociale qui règne dans notre pays ».

          L’association JMF « tient à témoigner à la communauté juive et à l’ensemble des cioyens français sa profonde indignation » devant cet « événement intolérable ».

          L’association « incite les jeunes, quelques que soient leurs croyances, à s’unir pour dénoncer cet acte de malveillance et à militer ensemble pour la justice autour des valeurs de la République ».

          « Il nous paraît donc fondamental de dénoncer de part et d’autres tous les actes criminels visant une communauté quelle qu’elle soit » …

Groupe des Couples islamo-chrétiens

          Des membres du groupe aiment à se retrouver au cours du mois de Ramadan. En début d’après-midi c’est un temps de formation religieuse pour un groupe  de leurs enfants.

          Puis les autres couples arrivent : prière, repas de rupture de jeune, soirée festive. Partage, amitié, joie de se retrouver !

Ramadan

            Le Ramadan est terminé. Chaque jeudi pendant quatre semaines, les Etudiants Musulmans de France ont proposé à la Résidence Jussieu, à Villeurbanne, un repas de rupture de jeûne à leurs camarades, qu’ils soient croyants ou non. Ce repas gratuit avait une dimension sociale, humaine et culturelle.

Soul of Europe (Âme de l’Europe)

      Une quinzaine de millions de musulmans vivent en Europe. Leur présence peut être récente comme en Europe de l’Ouest, ou ancienne comme dans les Balkans. Mais dans un cas comme dans l’autre, les relations existant entre eux et le reste de la population sont souvent difficiles. Il existe un héritage historique de tensions que les événements récents ont exacerbées. On pense évidemment aux attentats du 11 septembre 2001 mais aussi aux guerres qui ont accompagné la dislocation de la Yougoslavie.

Dans ce contexte, l’association « Soul of Europe » tente d’apporter sa pierre à la construction de rapports nouveaux entre communautés religieuses que sépare une hostilité souvent bien enracinée. Elle a été fondée en 1998 par un prêtre anglican, le Rev. Donald Reeves. Elle n’est pas un organisme missionnaire ni une organisation de bienfaisance. La tâche de ce groupe serait plutôt d’être un catalyseur d’initiatives tendant à créer des signes tangibles d’espoir pour l’Europe du 21ème siècle.

          En 2001, Soul of Europe a rassemblé tous les dirigeants religieux ou politiques de Banja Luka pour une réflexion commune sur la réconciliation auprès de la cathédrale de Coventry qui demeure un symbole de lieu de culte détruit pendant la guerre et reconstruit ensuite dans un climat de réconciliation. Cet exemple a inspiré aux organisateurs de promouvoir la reconstruction des lieux de culte musulmans détruits pendant les combats en Bosnie en signe de collaboration entre chrétiens et musulmans, tous appelés à se sentir vraiment membres de la famille européenne. En particulier, la mosquée de Ferhadjia sera reconstruite exactement dans son état antérieur.

          Récemment, les 10-11 décembre, Soul of Europe a invité un certain nombre de personnes venant de différents pays d’Europe à réfléchir ensemble sur ce qu’ils pourraient faire pour promouvoir cet esprit de collaboration fraternelle dans leur pays ou leur région. 64 participants se sont ainsi réunis à Bruxelles pour partager leurs expériences et considérer la possibilité de former chez eux des réseaux d’action commune pour la réconciliation.   

          L’exemple de l’œuvre accomplie en Bosnie a permis de mesurer ce qu’il est possible de faire dans des circonstances particulièrement négatives. D’autres rencontres suivront en vue de créer, pour les chrétiens et les musulmans d’Europe, des chances de travailler ensemble dans des domaines qui leur sont communs.

           Sur cette association et son œuvre, on peut consulter http://www.soulofeurope.org/ sur Internet.



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        Se Comprendre, (7, rue du Planit,  69110 Ste Foy-lès-Lyon ; Tél. 04 78 59 20 42 ; www.comprendre.org).    

Ø    N° 03/08 – Octobre 2003 : Islam et christianisme, 16 pp. 1. « A la lumière du Concile » par George Anawati, o.p. – 2. « Quelques paradoxes » par Louis Pouzet, s.j. – 3. « Foi chrétienne et versets coraniques » par Maurice Borrmans, p.b.

Ø    N° 03/09 – Novembre 2003 : La femme dans le débat intellectuel au Maroc, 16 pp. par Mohammed El Ayadi.

      Croire aujourd’hui jeunes chrétiens, bimestriel (Bayard Presse, 5 € - Tél. 01 44 35 60 60).

- Décembre/janvier 2004 : Chrétiens-musulmans, les morts pour se parler. Ce numéro propose des clés pour que le dialogue entre jeunes musulmans et jeunes chrétiens soit possible, au lycée, à l’université ou dans le quartier. Quel type de parole avoir avec les m usulmans, comment leur parler de notre religion et, au final, faire que la parole soit le prélude à une vraie rencontre, sont autant de questions abordées dans ce numéro.

COURS - FORMATION

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-  Institut Catholique de Paris (21, rue d’Assas, 75270 Paris cedex 06 – Tél. 01 44 39 52 00 – E-mail : recteur@icp.fr www.icp.fr)

 « Islam, bouddhisme tibétain et christianisme en Chine » par Christine Kontler

 

-  Centre Sèvres (35 bis, rue de Sèvres, 75006 Paris – Tél. 01 44 39 75 06 - E-mail : sjsevres@wanadoo.fr http://www.centresevres.com/)

« Le dialogue interreligieux : questions pour la foi chrétienne » par Geneviève Comeau.

 

TEMOIGNAGE

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Vœux de Ramadan dans une paroisse

Dimanche, à la fin de la messe, les chrétiens ont signé des lettres de "Bonne fête pour l'Aïd-el-Fitr" (certains chrétiens n'ont pas voulu signer : "Quand ils nous salueront nous signerons"....) puis des délégués de la Communauté de notre paroisse les ont transmis jeudi soir à plus de soixante familles musulmanes dans la cité où se trouve la chapelle.

Accueil extraordinaire. Une femme voilée vient, pleurant de joie, à la chapelle : "j'avais souvent souhaité la fête de Noël à des chrétiens, c'est la première fois depuis vingt ans que je suis ici que des chrétiens me souhaitent la fête". Elle offre une assiette de gâteaux qui sera d'ailleurs apportée à la procession d'offrande à une messe du soir qui suivait (c'était la messe de la fête patronale de l'Immaculée Conception).

Ces gâteaux déposés sur l'autel à la demande des chrétiens, serons partagés et mangés à la fin de la célébration comme autrefois dans les campagnes on partageait le pain béni.

Des jeunes en train de réparer leur vieille voiture étaient aussi très touchés de cette lettre. Nous avions aussi affiché ces lettres agrandies dans les halls. Alors que d'habitude les affiches sont souvent arrachées, elles sont encore en place et il va falloir que je dise aux délégués de les enlever. Merci pour cette lettre que je me suis permis d'alléger un peu.

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