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LETTRE n° 71

Mars 2002

 

S E C R E T A R I A T  pour  les

R E L A T I O N S  avec

L’I S L A M

S.R.I. (Organisme de la Conférence Episcopale Française)  -  71, rue de Grenelle, 75007 PARIS

Tél. 01 42 22 03 23  -  Fax. 01 42 84 30 41  - E-Mail : sri@le-sri.com

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Les Religions et la Paix

Les attentats de septembre dernier, dans leur soudaineté et leur ampleur, ont déclenché une réaction politico-militaire dont nous n’avons pas encore fini de mesurer les répercussions.

Ils ont aussi suscité partout, et, en particulier chez les penseurs religieux, une ré-évaluation de leur responsabilité dans le domaine de la paix. Un peu partout, se pose désormais la question de savoir quelle doit être la place du « religieux » dans la cité et dans l’exercice du pouvoir. Quelle est – quelle doit être – l’influence des religions sur les affrontements qui déchirent l’humanité. Depuis de longues années, déjà, le Conseil Mondial des Religions pour la Paix (CMRP ou WCRP) rassemble des responsables politiques et religieux pour discuter de ces thèmes.

Immédiatement après les attentats, le premier réflexe des croyants – musulmans ou autres – fut de se distancer de la violence manifestée par les terroristes. Il s’agissait d’abord, et au plus vite, d’éviter tout amalgame entre l’Islam – ou même « les religions » - et le terrorisme. D’où un concert de déclarations pour dire, de mille façons, que les terroristes ne représentaient qu’une interprétation politique et aberrante du message religieux dont ils se réclamaient. La religion, toute religion, l’islam, n’avait qu’un message de paix, de tolérance, de pardon. Ceux qui avaient perpétré ces attentats étaient de « mauvais musulmans » ou de « mauvais croyants ».

Cette réaction immédiate, si nécessaire qu’elle fut, ne pouvait suffire. Très vite, on s’est mis à rechercher ce qui avait pu servir de prétexte ou d’alibi à la théorie islamiste. On a souligné qu’il faut ainsi chercher les causes profondes du terrorisme, en particulier les injustices qui, en suscitant l’indignation, pouvaient offrir aux manipulateurs de toutes sortes des troupes de désespérés prêts à tous les sacrifices et à toutes les violences. Nous nous en sommes fait l’écho dans la « Lettre » d’octobre et dans le Communiqué du SRI sur le sujet.

Dans ce domaine, le conflit israelo-palestinien joue un rôle capital que l’on ne peut surestimer. Il ravive continuellement, chez des millions de personnes en Orient et ailleurs, le sentiment d’injustice et d’indignation. Ces dernières semaines ont vu se cristalliser une prise de conscience dans ce domaine. Le pape a invité les religions du monde à venir prier pour la paix à Assise, l’archevêque de Cantorbéry est venu rencontrer des autorités religieuses à Alexandrie et, dernièrement, plusieurs nations ont envoyé une délégation de leurs évêques rencontrer les autorités chrétiennes de Terre Sainte pour relancer une assistance matérielle et spirituelle rendue plus nécessaire par l’aggravation du conflit. On en trouvera plus bas les traits les plus saillants.

Actuellement, un nouvel approfondissement se laisse discerner : un certain nombre d’intellectuels croyants, musulmans ou non-musulmans, se sont mis à réfléchir sur les mécanismes internes à la pensée religieuse qui peuvent conduire les croyants, en particulier les jeunes, sur les chemins de l’intolérance et du terrorisme. C’est l’heure de l’autocritique : « La plus grande maladie de la conscience musulmane, c’est la paranoïa. C’est la tendance à penser que si ça ne va pas c’est toujours la faute des autres… Il faut que nous acceptions de tenir un discours autocritique… Il faut arrêter de considérer que les Occidentaux sont responsables de tous les maux des Arabes. » (T. Ramadan, déc. 2001)

Cette réflexion ne se limite pas à examiner « la maladie de l’Islam » (tel est le titre d’un livre récemment paru et présenté plus loin). D’autres milieux religieux commencent à se poser la question de leur propre « maladie ». Chez les chrétiens aussi, se pose la question de savoir comment éduquer les jeunes générations à une véritable culture de Paix. A quelque communauté que nous appartenions, nous sommes appelés à porter ce souci et à demeurer attentifs à tous les développements de cette prise de conscience, qu’elle se produise « chez nous » ou « chez les autres ». Une nouvelle conscience de soi et une nouvelle image de « l’autre » sont en train de naître dans toutes les religions. Nos rencontres peuvent, si nous le voulons bien, devenir des laboratoires de cette nouvelle recherche.

Jean-Marie GAUDEUL

Demande de l’Assemblée des Evêques Catholiques
de Palestine – Israël – Jordanie
aux différentes Conférences Episcopales du monde

          Au cours de ce mois de janvier 2002, des propositions ont été faites par l’Assemblée des évêques catholiques de Palestine-Israël-Jordanie aux représentants de nombreuses conférences épiscopales venus les rencontrer à Jérusalem. C’est un appel à l’aide de ces communautés qui vivent au cœur de la tourmente. Leur insistance porte sur le rôle positif que les chrétiens peuvent avoir dans une situation aux conséquences incalculables. En voici un résumé :

Un soutien de la part des grandes conférences épiscopales du monde aux communautés chrétiennes de « Terre Sainte » qui ont une mission particulièrement difficile à remplir et dont la situation est devenue très problématique. Dans cette perspective, l’assemblée invite les conférences épiscopales à participer ultérieurement à d’autres rencontres à  Jérusalem.

Maintenir des contacts de personne à personne, en particulier par le maintien des pèlerinages. Ces pèlerinages représentent pour les participants une expérience spirituelle importante. Ils sont aussi un acte de solidarité avec la population de la région par l’apport économique qu’ils représentent. Ils peuvent se dérouler dans des conditions de sécurité satisfaisantes en prenant les précautions nécessaires. Il faut veiller à ce que les pèlerins puissent constater que la Terre Sainte est un lieu de communautés chrétiennes vivantes. Aussi les directeurs de pèlerinages ont à discerner les agences de voyage et les guides auxquels il convient de s’adresser. Ce qui exclut naturellement le recours aux guides et agences dont l’organisation ou l’idéologie ne permettent pas l’approche de cette réalité.

Des diocèses et des paroisses de notre région sont déjà jumelés avec des diocèses et des paroisses d’autres pays. Ces réalisations sont à poursuivre. Ces liens sont le moyen d’un apport spirituel réciproque.

De nombreux palestiniens, contraints à s’expatrier du fait de la détérioration de leurs moyens de subsistance et de l’impossibilité de voir leurs droits respectés, ont été conduits sur les routes de l’Exil. Dans les pays où ils se trouvent maintenant, il convient d’apporter une aide à ces communautés chrétiennes originaires de Palestine-Israël afin qu’elles restent en lien avec leurs Eglises d’origine. La « Holy Land Christian Ecumenical Foundation » est une ressource-clé dans ce domaine. Il convient aussi que les Eglises locales des autres pays soient attentives aux besoins pastoraux de ces communautés émigrées.

Savoir reconnaître et soutenir les personnes et les groupes qui se dévouent pour une solidarité pratique avec les habitants de nos régions.

Dans les médias on souligne beaucoup les actes de violence qui se perpétuent en Israël-Palestine. Les injustices subies par les Palestiniens depuis des décades restent mal connues dans de nombreuses régions. Pour l’établissement de la Paix, il faut d’abord la Justice. Et pour que la Justice arrive, il faut que soit connue la vérité sur la situation. Les médias catholiques ont un rôle à jouer dans ce domaine. Il est aussi souhaitable d’inviter des personnalités susceptibles de donner des informations justes dans ce domaine.

Pour promouvoir une véritable connaissance des difficultés et des perspectives auxquels les habitants de Terre Sainte sont confrontés au niveau social, économique et politique, il faut se livrer à de véritables études menées avec toute l’objectivité nécessaire. Ces études devraient avoir le souci de proposer des pistes de solution.

Sensibiliser les enfants et les jeunes dans les écoles à la situation actuelle du pays de Jésus et à l’histoire des chrétiens qui y sont enracinés.

En face de la situation où Palestiniens et Israéliens s’engouffrent dans la spirale de la violence et connaissent des souffrances sans précédent, le seul moyen est de parvenir, par le dialogue, à promouvoir la réconciliation et la justice. Pour cela, il faut que l’occupation par les israéliens cesse. Dans les différents pays, il faut développer des contacts réguliers entre les conférences épiscopales et les acteurs politiques.

Les écoles catholiques de Terre Sainte jouent un rôle essentiel pour le maintien des chrétiens en Terre Sainte et pour donner une éducation permettant aux jeunes et aux enfants de se préparer à remplir dignement les tâches qu’ils auront à accomplir comme adultes. Or ces écoles sont dans un état de grande précarité.

Toutes les mesures proposées supposent des moyens financiers et une capacité d’information. Les chrétiens qui ont financé l’entretien des lieux saints ne peuvent-ils pas soutenir les communautés chrétiennes sans lesquelles la Terre Sainte deviendrait un vaste musée.

Assise le 24 janvier 2002 :

Journée interreligieuse de prière pour la Paix

 

          Devant la montée des tensions après les attentats du 11 septembre, le Pape Jean-Paul II a invité de nouveau les représentants des religions du monde à Assise afin de prier pour la Paix : « Nous sommes venus à Assise en pèlerinage de paix. Nous sommes ici, en tant que représentants des religions du monde, pour nous interroger devant Dieu sur notre engagement en faveur de la Paix, pour lui demander de nous en faire le don, pour témoigner de l’ardent désir que nous avons tous d’un monde plus juste et plus solidaire.» C’est par ces mots que le Pape Jean-Paul II ouvrit cette rencontre. Les communications faites à cette occasion reflétait une authentique recherche en direction de la compréhension réciproque et de la Paix.

On se réfèrera à la Documentation Catholique (N°2264, 16/02/02) pour prendre connaissance des interventions de cette rencontre. Il faudrait aussi lire, dans le numéro précédent, la dernière Lettre du Pape sur la Justice, la Paix et le Pardon.

 

Alexandrie :
Rencontre islamo-chrétienne (Janvier 2002)

Au même moment, une rencontre particulièrement significative pour le dialogue islamo-chrétien avait lieu à Alexandrie à l’initiative du Docteur Georges Carey, archevêque de Cantorbery, et du Sheikh Mohammed Sayed Tantawi, Grand Imam de l’Université Sunnite d’Al-Azhar du Caire.

Leurs interventions portaient sur le rôle que les religions ont à jouer dans la recherche de la paix et de la justice :

Le combat pour la Paix :

« Nous avons connu la violence, la guerre et la haine et nous avons vu comment les erreurs d’une génération peuvent se répéter pour les générations suivantes. Nous avons besoin de la Grâce de Dieu pour aller vers les autres avec une générosité plus qu’humaine et pour nous libérer nous et notre prochain, des chaînes du passé. Cela ne se fera pas en un jour ni sans douleur. Là où les gens ont appris à être hostiles et méfiants, il faudra du temps pour bâtir l’amitié et la confiance. » (Dr. Georges Carey).

« Les religions prêchent les valeurs de l’éthique comme l’honnêteté, la justice, la paix et la prospérité, ainsi que l’échange de toutes les actions bienfaitrices autorisées par Allah, la coopération entre tous les peuples en faveur du Bénévolat et de la piété et non pour l’offense et l’agression. » (Sheikh Mohammed Seyyed Tantawi).

Echange et dialogue nécessaire :

« Dieu nous a créé dans cette vie pour que nous nous connaissions les uns les autres, comme il a dit : Oh vous les hommes ! nous vous avons créé à partir d’un mâle et d’une femelle. Nous vous avons constitué en peuples et en tribus pour que vous vous connaissiez entre vous.  Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, c’est le plus pieux d’entre vous. » [Coran Sourate 13].

 « Toutes les religions monothéistes demandent que l’être humain soutienne le droit et la Justice et restaure les légitimes propriétaires dans leurs droits. A cette occasion, Al Azhar Al Sharif a le plaisir de rendre hommage à l’état du Vatican pour son honorable soutien à l’égard du peuple palestinien. » (Sheikh Mohammed Seyyed Tantawi).

Lutter ensemble en faveur des démunis :

 « …il nous incombe de faire preuve de sens pratique et de ne pas seulement prier et nous montrer prophétiques. Nous ne pouvons proclamer la liberté aux captifs sans en même temps soulager les pauvres du fardeau de leur dette. Si nous voulons vivre en harmonie avec nos voisins, il nous faut nourrir ceux qui ont faim et soigner ceux qui sont malades. Si nous nous reconnaissons comme membres d’une seule et même famille, nous devons partager les biens dont certains d’entre nous bénéficient avec ceux qui en sont privés. Nous devons le faire d’une manière qui honore les personnes en respectant leur dignité humaine et en leur permettant de participer à la vie politique et économique de notre monde. » (Dr. Georges Carey).

La réconciliation :

« Nous reconnaissons que nous nous sommes mal compris et blessés les uns les autres et c’est pourquoi nous ne pouvons construire la paix qu’en acceptant de recevoir autant que de donner le pardon » (Dr. Georges Carey).


L I V R E S

  

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« Conversions islamiques – Identités religieuses en islam méditerranéen »

dirigé par Mercedes Garcia-Arenal, éd. Maisonneuve et Larose, Paris, 2001, 445 pp.

Divisé en trois périodes (Moyen Âge, siècles modernes et époque contemporaine), ce livre rassemble les contributions d’universitaires traitant du phénomène des conversions ou des changements d’affiliation religieuse. Les exemples couvrent tous les pays riverains de la Méditerranée. On y trouve des musulmans qui deviennent chrétiens aussi bien que le trajet inverse. Ces cheminements sont étudiés dans une perspective purement historique aux antipodes de toute exploitation confessionnelle ou apologétique.

 

« La maladie de l’islam »

 Abdelwahab Meddeb , collection « La Couleur des Idées », éd. Seuil, Paris, 2002, 223 pp.

D’après Voltaire, l’intolérance fut la maladie du catholicisme. Selon l’auteur, l’intégrisme est la maladie de l’Islam. Après les attentats du 11 septembre 2001, il tente d’en découvrir les origines lointaines dans une certaine lecture des sources conjuguée à des causes externes qui l’exacerbent, notamment le contexte politique et économique qui rejette l’ensemble des pays musulmans dans le camp des exclus ou des dominés. L’auteur se situe dans une perspective islamique moderniste. Il défend l’exubérance de la culture islamique séculaire contre l’appauvrissement que lui fait subir l’intégrisme actuel. Le livre abonde en citations et références littéraires tirées de sources occidentales aussi bien que d’écrits orientaux.

 

« L’ombre des taliban »

Ahmed Rashid, préfacé par Olivier ROY, éd. Autrement Frontières, Paris, 2002, 286 pp.

Ouvrage sur l’histoire de ce mouvement extrémiste, ses racines historiques, idéologiques, géopolitiques. L’auteur journaliste pakistanais, observateur de l’Afghanistan depuis 1979 en dégage le sens et l’impact. « Les taliban ont fait un choix : ignorer leurs intérêts nationaux et étatiques au profit d’une logique religieuse et supranationale ». Un ouvrage qui permet de mieux comprendre les événements récents.

 

« L’islam en questions »

Alain GRESH et Tariq RAMADAN, débat animé et présenté par Françoise Germain-Robin, éd. Sindbad Actes Sud, Paris, 2000, 231 pp..

Ce livre tient à la fois du portrait, du récit, du débat. Les deux protagonistes confrontent leurs idées, leur conception de l’histoire… Situation au Proche-Orient, islamisme, le sous-développement des pays musulmans, les droits de l’homme en Islam. Autant de questions débattues. Enfin la situation des musulmans en Europe : islam et laïcité. 

 

« Peut-on vivre avec l’islam ? »

 Jacques Neirynck et Tariq Ramadan, éd. Favre, Lausanne 1999, 240 pp.   

Cet ouvrage tente de présenter un dialogue éclairé entre un chrétien et un musulman. Ce dernier, Tariq Ramadan, est bien connu pour ses multiples interventions et articles. Il suscite des interprétations opposées : pour les uns il représente le courant « frères musulmans », pour d’autres il s’en distingue en tenant un discours plus « spirituel » que « légaliste ». Des lecteurs chrétiens s’irriteront sans doute de ne pas reconnaître leur foi chrétienne à travers le prisme des idées de J. Neirynck. Du coup le débat s’obscurcit considérablement : de quel Islam et de quel Christianisme les deux protagonistes se font-ils les porte-parole ? De quelles sociétés parlons-nous en les qualifiant de « laïques et chrétiennes » ?

 

« L’Algérie »

Paul Balta et Claudine Rulleau, Collection les Essentiels Milan n° 162, éd. Milan, Ligugé, 2000, 64 pp.

Depuis 1990, l’Algérie défraye la chronique : instabilité, chômage, corruption, montée du fanatisme, intégrisme, violence, assassinats qui ont fait 100 000 victimes. Comment ce pays, espoir et porte-parole du Tiers Monde au milieu des années 1970, en est-il arrivé là ? Abdelaziz Bouteflika, élu président en avril 1999, a redonné confiance à ses concitoyens. Celui qui fut, en 1963, le plus jeune ministre des Affaires étrangères – il avait 25 ans – réussira-t-il à ramener la prospérité et la concorde civile  ?  

 

« Le religieux dans la commune»

Dirigé par Franck FREGOSI et Jean-Paul WILLAIME, éd. Labor et Fides, Genève, 2001, 371 pp.

Analyse des différents aspects de l’insertion locale des groupes religieux (chrétiens, musulmans ou bouddhistes) et de politiques municipales plus ou moins audacieuses. Les autorités locales sont confrontées à des traditions religieuses nouvellement apparues en France mais aussi à une profonde pluralisation, interne à chaque univers religieux, avec les problèmes que cela peut poser.

 

« Pour comprendre l’islamique politique»

Abderrahim LAMCHICHI, éd. L’Harmattan, Paris, 2001, 176 pp.

Précisions sur le concept d’islamisme. Son histoire et l’évolution actuelle : impact des groupes radicaux (Soudan, Afghanistan), enjeux culturels et politiques. L’impasse : face à des courants modérés, préoccupés de l’intégration dans la vie politique légale, les groupes les plus radicaux s’engagent dans une spirale de violence sans percevoir les dynamiques d’ouverture de bon nombre de sociétés musulmanes où patiemment s’élaborent les bases d’une démocratie pluraliste.

 

« L’islam expliqué aux enfants»

Tahar BEN JELLOUN, éd. Seuil, Paris, 2002, 91 pp.

L’auteur raconte l’islam et la civilisation arabes à ses enfants nés musulmans et à tous les enfants quels que soient leur pays, leur origine, leur religion, leur langue et aussi leurs espérances.

 

 « L’islam au miroir du christianisme»

Henri SANSON, éd. Salvator, Paris, 2001, 126 pp.

L’auteur est Jésuite.  Ce livre est comme les précédents le fruit de  son expérience du fait qu’il vit depuis plus de cinquante ans en Algérie. Il y a fait une partie de ses études et est devenu prêtre de cette Eglise d’Algérie. Parmi les ouvrages publiés auparavant : « Christianisme au miroir de l’Islam » (Le Cerf, Paris 1984) ; « Dialogue intérieur avec l’Islam » (Le centurion, Paris 1990) ; « L’Islam au miroir du Christianisme »  fait comprendre ce qui différencie non seulement les dogmes chrétiens et musulmans mais aussi la manière de les vivre au cœur de la foi personnelle.

 

« Soudan coulisses d’une guerre oubliée»

Dr Zygmunt L. OSTROWSKI, collection « Mémoires Africaines », éd. L’Harmattan, Paris, 2001, 205 pp.

Cet ouvrage est un témoignage destiné à donner un éclairage sur les coulisses d’une guerre oubliée qui ravage le Soudan depuis 19 ans. L’auteur nous livre des observations de politiciens et de « rebelles » qu’il a rencontrés depuis plusieurs années. Ayant eu l’occasion de mener plusieurs actions humanitaires, il nous introduit dans la vie d’enfants, innocentes victimes de ce conflit. Le motif religieux si souvent invoqué à propos de cette guerre, que l’on tend à ramener à un conflit entre les arabes et les musulmans d’une part, les noirs africains chrétiens et/ou animistes d’autre part, n’est peut-être qu’un prétexte caché. Quelle est la vraie face des leaders sudistes et nordistes qui mènent cette guerre ? Quel est le rôle des super-puissances et des Nations unies ? Quel est le prix à payer par les populations pour satisfaire leurs ambitions, ou peut-être pour s’approprier de l’or noir englouti dans les profondeurs de ce pays magnifique.


Rectificatif

« L’islam Sunnite contemporain»

Edgard WEBER, Turnhout (Belgique), coll. Fils d'Abraham, éd. Brepols, 2001, 228 pp.       
La présentation assez détaillée de ce livre dans le dernier numéro de la Lettre a suscité un certain nombre de réactions plutôt négatives en provenance de milieux universitaires. L’ouvrage est jugé « peu rigoureux, riche en confusions de toutes sortes et assorti d’un jugement incertain ». Le manque de place ne nous permet pas de reproduire dans le détail les critiques avancées pour justifier cette appréciation.

 

R E V U E S

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Archives de Sciences Sociales des Religions (105, boulevard Raspail, 75006 Paris).

« Islam et politique dans le monde (ex-) communiste» , n° 115, juillet-septembre 2001, CNRS.

Ce numéro spécial compare les évolutions récentes des principales communautés musulmanes qui, des Balkans à la Chine en passant par l’Asie centrale, ont été, ou sont encore, sous des régimes communistes.

 

Actualités des Religions (163, boulevard Malesherbes, 75859 Paris cedex 17).

            « Islam ce que vous devez savoir » , hors série n° 6, octobre 2001.

Il était une foi … L’islam en questions. Vers un clash de civilisations ?

 

Projet (14, rue d’Assas, 75006 Paris), n° 267, éditions l’Harmattan, automne 2001.

Dans le dossier « Les religions dans la cité » un article de Lahouari Addi sur « Laïcité, islam et espace public »

L’islam en France est la religion d’immigrés qui demandent à s’intégrer et à être reconnus. Cette demande n’est pas contraire à la laïcité qui permet à chaque individu de vivre sa vie privé sous le regard public des autres. Dans le même numéro : « Expériences religieuses de jeunes » , d’ Etienne Grieu et Fouad Imarraïne.

 

Confluences Méditerranée (revue Confluences 3, rue Alfred Bruneau, 75016 Paris).

« Maghrébins de France» , revue trimestrielle n° 39, automne 2001, éditions l’Harmattan.

L’islam en France est la religion d’immigrés qui demandent à s’intégrer et à être reconnus. Ce demande n’est pas contraire à la laïcité qui permet à chaque individu de vivre sa vie privée sous le regard public des autres.

 

Le Monde de l’éducation (58 rue du Dessous-des-Berges, 75013 Paris).

            « Islam, école et identité », mensuel n° 298, décembre 2001.

Religion musulmane et école laïque : une cohabitation pacifiée. A Trappes, l’école de la mosquée sème le trouble. Enquête : la Grande-Bretagne cultive sa différence. Qu’est-ce que l’islamisme ? Que dit le Coran ? Entretien avec Olivier Roy.

 

Les Editions de l’Atelier (12, avenue Sœur Rosalie, 75013 Paris).

Collection : Ce qu’en disent les religions : « Le Corps » , « La Prière»,  « La Mort ». Des outils pour les professionnels de la santé, de l’éducation, du social. Sur chaque grande question de la vie, l’essentiel des religions. Une simplicité et une lisibilité associées à une qualité de l’information. Une approche pratique dans une perspective de laïcité ouverte, pour vivre et travailler avec l’autre quelle que soit sa conviction religieuse. Une approche pédagogique. Parution en 2001 – 2002

 

Christus  (14, rue d’Assas , 75006 Paris)., Tome 49, n° 193, janvier 2002.

            « Chrétiens et musulmans  ensemble devant Dieu » par Christian Van Nispen du Caire.

 

Se Comprendre (7, rue du Planit, 69110 Sainte-Foy-lès-Lyon – T. 04 78 59 20 42 – F. 04 78 59 88 61).

N° 02-01 janvier 2002 « Face au terrorisme », (traductions de journaux arabes).

N° 02-02 février 2002 « L’islam, entre message et histoire », le temps de la réforme est-il venu ? d’Abdou Filali-Ansary.

 

Etudes  (14, rue d’Assas,  75006 Paris).          
« Israël-Palestine : le gâchis»
par Joseph Maïla, n° 3962, février 2002.

Jusqu’à la formation du gouvernement Sharon en février 2001, israéliens et palestiniens ont vécu une période où guerre et négociation coexistaient. Le conflit aboutit aujourd’hui à un face-à-face inattendu entre deux politiques radicalisées, néo-sionisme d’un côté, néo-autoritarisme de l’autre. Des positions potentiellement tragiques.

« La place et l’organisation du culte musulman en France » par Alain Boyer, n° 3956, décembre 2001. A la veille des élections pour une Coordination Nationale du Culte Musulman fixées au 26 mai prochain, il est intéressant de comprendre les enjeux de cette consultation à partir d’une fine analyse de la présence de quatre millions de musulmans en France.

 

Esprit : (212, rue Saint Martin, 75003 Paris), n° 282, février 2002.

« Misère et prospérité» la leçon par Nicolas Bouvier .

 « Paris-Dreux-Kaboul : itinéraire d’un chercheur», entretien avec Olivier Roy. Comment devient-on l’un des meilleurs connaisseurs de l’Afghanistan et l’un des spécialistes reconnus de l’Asie centrale ? Pourquoi et comment s’intéresse-t-on à l’évolution de l’islam en France, dans un monde en voie de globalisation ?

 «L’élite et le vulgaire dans le monde islamique » par Abdelwahab Meddeb. Dans cet extrait de son livre, l’auteur se propose d’éclairer la manière (sacrifice et dissimulation) des terroristes du 11 septembre à la lumière du mythe des Assassins de la tradition ismaélienne. Mais les agents d’Al Qaida sont aussi les enfants d’une époque où la distinction entre élite et vulgaire a éclaté sous la pression d’une démocratisation sans démocratie.

« Regards sur un Maroc en alternance » par Benjamin Stora. Malgré un début de règne qui marquait un changement par l’ouverture de débats tabous (mémoire des années sombres de Hassan II, statut de la femme, place de la berbérité …), le Maroc de Mohammed VI est un pays qui doit combattre ses démons, en particulier une mentalité « insulaire » qui entrave ses possibilités de développement.

 

A consulter au SRI :

 

Yassine LAZREG

Un mémoire de maîtrise en histoire médiévale, présenté sous la direction de Madame Françoise Micheau, 2000-2001 : « L’utilisation des citations évangéliques par les auteurs musulmans de langue arabe au Moyen-Age ; contribution à l’étude de la « Rencontre » islamo-chrétienne. 

 

Risto JUKKO

Une thèse d’un Pasteur, en anglais : « Trinitarian Theology in Christian-Muslim Encounter » Theological Foundations of the work of the French roman catholic church’s Secretariat for Relations with Islam. Thèse de doctorat présentée  et publiée avec la permission de la Faculté de Théologie de l’Université d’Helsinki, en octobre 2001. L’auteur y  présente l’activité du SRI et les principes théologiques qui lui semblent sous-tendre cette action.


 

A N N O N C E S

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Centre Théologique de Meylan (15, chemin de la Carronnerie, 38246 Meylan cedex – T. 04 76 41 62 70 – F. 04 76 41 62 97 ).

« A la découverte du Coran » 27 mars, 24 avril, 15 et 29 mai, 5 juin 2002 ; de 20h30 à 22h – par Bénédicte du Chaffaut. Découvrir le livre fondateur de l’islam, les conditions de son avènement, les grandes périodes de la prédication et les enjeux actuels de l’exégèse coranique.

« Chrétiens et musulmans en dialogue : foi et engagement social» 26 avril 2002 ; de 20h30 à 22h30 – par Gilles Couvreur et Tariq Ramadan. Dans les deux traditions, chrétienne et musulmane, le lien entre la foi et l’engagement dans la société est une question forte et pressante. Comment est-il fondé dans nos traditions et interroge aujourd’hui notre responsabilité ? Un chrétien et un musulman en débattent …

 

Groupe islamo-chrétien du Hautmont – Lille  (31, rue Mirabeau, BP 19, 59420 Mouvaux – T. 03 20 26 09 61 – F. 03 20 11 26 59 ).

24ème rencontre « 1979-2002 : Spiritualités : une réponse aux violences », du samedi 23 au dimanche 24 mars 2002. Comment arrêter la spirale de la violence ? La paix peut-elle être un « parti pris » ? Une mise en cause de soi-même : ce que notre violence exprime, nos moyens de la canaliser, nos tentatives pour la maîtriser. Pour mieux comprendre … Un éducateur, un élu en charge de la sécurité, un directeur de police, un directeur de prison, un enseignant nous exposeront leur point de vue. Que peuvent nous apporter « nos traditions religieuses » ? Ghaleb Ben Cheikh et Roger Michel nous aideront dans notre réflexion de croyant.

 

Institut Catholique de Paris - ISTR - (21, rue d’Assas, 75270 Paris cedex 06 – T. 01 44 39 52 55 – F. 01 44 39 52 73).

Cours :

« L’islam en débats : courants actuels» vendredi de 14h à 16h, du 1er mars au 12 avril 2002 – par Henri de la Hougue. Présentation des grandes interrogations que se pose l’islam ; solutions souvent divergentes les unes des autres : réformisme, sécularisme, raidissements traditionalistes pour en arriver à la crise actuelle.

« Islam et christianisme au cours des âges» mercredi de 14h à 16h, du 27 février au 10 avril 2002 – par Henri de la Hougue. Survol historique de la rencontre de l’islam et du christianisme.

« Islam en France : questions posées à l’Eglise » mercredi de 14h à 16h, du 15 mai au 12 juin 2002 – par Jean-Marie Gaudeul. Données socio-politiques de la présence musulmane en France ; état actuel de la formation d’une communauté musulmane en France ; enjeux pastoraux des situations concrètes où chrétiens et musulmans sont appelés à vivre.

 

Rencontre à Aiguebelle

Rencontre islamo-chrétienne d’Aiguebelle le 27 mai 2002 avec Christian Saberson, directeur de Chemins de Dialogue et un ami musulman. Thème : l’Esprit d’Assise.

 

Session d’Orsay (1-8 juillet) organisée par le SRI, comme chaque année. Pour s’inscrire, s’adresser au S.R.I..

 

Session d’Ergersheim (Abbaye cistercienne Notre Dame d’Altbronn, 67 Ergersheim ).

Session  du mardi 9 au samedi 13 juillet 2002 qui s’adresse aux chrétiens engagés dans les relations chrétiens-musulmans. « La révélation dans les traditions, chrétienne et musulmane », avec Ove Ullestad, Gérard Schaeffer, Mohamed Latahy. Contact : Nicole BENOIT : T. 03 88 36 86 51 – E-mail : ni.benoit@voila.fr

 

Journées Européennes de Cluny (Maison sur le Monde, 71250 Mazille).

Journées du 17 au 20 juillet 2002 sur le thème : « L’Europe en relation ». 1ère journée sera consacrée à un « Echange avec l’Afrique », la 2ème journée « Passerelles pour une histoire ouverte », cultures religieuses en Europe (christianisme, judaïsme et islam), et la 3ème journée s’interrogera sur « Un citoyen européen pour le monde à venir » et la dernière journée « Ouvertures ». Contact : La Maison sur le Monde, Centre Jacques Vidal, 71250 Mazille-Cluny (T/F. 03 85 50 82 89).

 

Méditerranée 2002

S’adresse à des étudiants de la Méditerranée résidant aussi bien au Sud qu’au Nord, ayant entre 18 et 30 ans, désireux de vivre un temps de fraternité interculturelle et interreligieuse. Il se déroulera en trois temps :

1. Rencontrer - chaque étudiant du Nord accueille pour un temps de découverte, d’échange et de partage un étudiant du Sud du 12 au 17 juillet 2002.

2. Randonner – tous les participants se retrouvent dans le Bugey (Ain) pour une randonnée en montagne, du 17 au 23 juillet 2002.

3. Dialoguer – Au col du Sappel (Ain) et avec des membres du GRIC (Groupe de Recherches Islamo-Chrétien), les étudiants vivent une Université d’été sur le thème : « Etre croyant aujourd’hui dans nos sociétés respectives ». Contact : Mission Etudiante Catholique (M.E.C.)  7, rue Vauquelin, 75005 Paris

E-mail : national@missionetudiante.net

Parcours de formation (Maison « La Barouillère – 14, rue Saint Jean-Baptiste de la Salle, 75006 Paris).

5 sessions de 3 jours, réparties sur l’année universitaire 2002-2003 : « Pour les quartiers populaires, l’Evangile : un avenir commun ? ». Parcours proposé par les Fils de la Charité, la Mission Ouvrière, la Pastorale des Migrants et les membres du « groupe sur la présence d’Eglise en quartiers populaires », en partenariat avec l’Institut Catholique de Paris. Ce parcours s’adresse à des responsables et des acteurs engagés en pastorale dans les banlieues marquées par l’interculturel et l’interreligieux. Du mardi 9h au jeudi 17h, les 24-25-26 septembre 2002 ; 19-20-21 novembre 2002 ; 21-22-23 janvier 2003 ; 18-19-20 mars 2003 ; 13-14-15 mai 2003.

 

INITIATIVES

 


Valence : « Une marche des jeunes pour la paix »

Avant le sommet des religions à Assise avec Jean-Paul II (le 24 janvier 2002), une marche des jeunes pour la paix a eu lieu à Valence le mercredi 23 janvier 2002 après-midi. Itinéraire choisi avec le consentement des responsables religieux : la mosquée, puis le temple saint-Ruf, la cathédrale et la synagogue. Dans chaque lieu de culte, un message de paix a été exprimé. « Les religions ne peuvent être que facteurs de paix », disait le message des responsables religieux de Valence pour le nouvel an. Et il ajoutait : « les efforts de tous sont requis pour mieux vivre ensemble et créer un climat de fraternité et de paix ». Les jeunes valentinois l’ont démontré ce jour-là, avec les adultes disponibles. (Roger Michel)

 

Orléans : « Une assemblée interreligieuse de prière pour la paix»

Environ 600 personnes ont répondu à l’appel des responsables des communautés chrétiennes pour une assemblée de prière pour la paix le 27 janvier 2002. Chrétiens, juifs, musulmans, bouddhistes et hindous étaient assis sur les mêmes bancs pour appeler la paix de leurs vœux. « Pas de paix entre les peuples de la terre sans paix entre les religions du monde ». C’est sur ce thème central que se déroula l’ensemble de la rencontre. En évoquant la rencontre toute récente d’Assise, le Père Christophe Panis s’exprima ainsi : « Nous sommes tous habités par un profond désir de paix. Nos prières sont différentes mais toutes attestent deux choses : d’une part notre volonté de faire tout ce qui est humainement en notre pouvoir pour que cette paix désirée advienne, d’autre part la conviction que la paix est aussi le fruit des forces spirituelles, que la paix est un don de Dieu ». Chacun participa par un texte, une prière, une musique signe d’une volonté de partage et d’écoute mutuelle.

 

Lyon -  Colloque : « Après le 11 septembre 2001, chrétiens-musulmans, se rencontrer, se parler, se comprendre et agir ensemble » - 13 février 2002

Le début du Carême a donné lieu à une initiative du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD) en collaboration avec le SRI. Dans la spiritualité chrétienne, cette période est toujours marquée par une invitation plus pressante au partage et au don. L’originalité de cette année réside dans le fait que les participants étaient invités à dépasser les tensions causées par les attentats pour convier chrétiens et musulmans à s’unir pour porter secours à toutes les misères du monde.

Le colloque a donc examiné comment les deux traditions religieuses ont éduqué leurs membres à rencontrer « l’autre », tant sur le plan théologique que sur le plan historique. Paysage en ombres et lumières sur lequel des témoins ont campé leurs expériences concrètes d’entraide et d’action commune. Que ce colloque ait répondu à la préoccupation de beaucoup ne fait pas de doute tant le hall où se tenait les discussions était plein d’une assistance où chrétiens et musulmans se mélangeaient fraternellement.

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N’oubliez pas de vous abonner ou de vous réabonner. L’abonnement annuel comprend quatre lettres par an et débute le 1er janvier de chaque année. Participation aux frais : 10 Euros (65,60 F) à l’ordre de l’A.R.E.C. (CCP 2629 91 R Paris, à expédier au SRI). D’avance merci.

S.R.I. (Organisme de la Conférence Episcopale Française) - 71, rue de Grenelle, 75007 PARIS

Tél. 01 42 22 03 23 - Fax. 01 42 84 30 41 - E-Mail : contact@le-sri.com  -  I.S.S.N. 0996 – 6935

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