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S.R.I. (Organisme de la Conférence Episcopale
Française) - 71, rue de Grenelle, 75007
PARIS
Tél. 01 42
22 03 23 - Fax. 01 42 84 30 41 - E-Mail :
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COMMUNIQUÉDébut - Editorial -
Initiatives - Voix musulmane - Voix juive
- Annonces - Calendrier
- Revue - Expérience A la suite des événements
du 11 septembre 2001, de nombreuses réactions se sont faites entendre à
travers le monde. Vous en trouverez certaines dans cette Lettre. Voici le
communiqué officiel que notre Secrétariat vient de faire paraître à ce
sujet: «Devant l'effroyable tragédie qui vient de
frapper des milliers de personnes nous ne pouvons que nous élever contre le
terrorisme quel qu'il soit dans son mépris de la vie humaine. Notre planète
est encore et toujours déchirée par des conflits où l'on accepte de sacrifier
des personnes par milliers, voire par millions, pour satisfaire des intérêts
matériels, des points d'honneur ou de vieilles rancunes. C'est totalement
inacceptable ! Qu'elle soit africaine, asiatique, européenne ou américaine,
une personne humaine est sacrée. Nous éprouvons une vive compassion pour toutes
les victimes de ce terrorisme aveugle et toutes les familles éprouvées. Devant l'horreur, on est souvent à la recherche
d'explications "finales": dans le cas présent, certains ont parlé
de lutte cosmique entre "le Bien et le Mal", la "Civilisation
et la Barbarie", "l'Humanité et la Sauvagerie", "l'Occident
et l'Islam". Il nous faudrait croire à l'inéluctable confrontation entre
religions, entre civilisations. Les commentateurs se multiplient qui tentent
de donner une explication religieuse aux attentats comme si, en définitive,
les religions et les théologies étaient les vrais responsables du malheur des
hommes. Chrétiens depuis longtemps en relation avec des musulmans, nous
savons bien que l'homme a souvent tendance à faire de la Parole de Dieu la
lecture qui lui semble le mieux convenir à sa situation: le riche oubliera
facilement les Béatitudes, le déshérité sera plus sensible aux promesses de
la Justice divine. Conscients des distorsions que nos vues humaines
peuvent apporter au message divin, nous ne pouvons confondre l'Islam avec
l'interprétation que peuvent en faire certaines personnes dévorées par la
soif de vengeance. Beaucoup de musulmans, d’ailleurs, ont exprimé leur refus
d’une telle déformation de leur religion en condamnant ces attentats au nom
même de leur foi. La vraie question qui doit se poser à chacun de
nous est celle de savoir pourquoi, comment, notre monde actuel a pu jeter
tant de nos frères et sœurs dans un tel désespoir qu'ils sont prêts à se tuer
et à en tuer d'autres pour faire entendre leur souffrance ! Depuis plusieurs décennies, l'écart s'est creusé
entre pays riches et pays pauvres. Des conflits locaux ou régionaux ont été
négligés sans qu'un espoir de paix juste ne luise à l'horizon. Au contraire,
les médiateurs possibles ont recherché plutôt leurs propres intérêts
économiques et stratégiques. Au nom des lois du marché, des nations entières
se sentent menacées par une mondialisation qui ébranle leurs économies
fragiles. C’est cette situation, et non une réflexion religieuse préalable,
qui suscite l’hostilité et l’indignation de millions d’êtres humains. Les cibles frappées à New York et Washington
l'expriment clairement : ce ne sont pas des symboles religieux mais les
centres de la puissance militaire et commerciale des Etats-Unis. C'est à ce
niveau que doit porter le questionnement de chacun d'entre nous. Comment
utilisons-nous notre puissance - économique ou militaire ? Comment
répondons-nous à l'attente des peuples ? Il faut éradiquer les réseaux
terroristes. Mais cela ne fera pas disparaître les problèmes de tant de
personnes dans le monde ni leur soif de dignité et de progrès. La paix n'est que le fruit de la justice. Nous pensons que le rôle de tous les
croyants sincères n'est pas de faire oublier aux hommes leurs misères ni de
les lancer à l'assaut les uns des autres. Il est de rappeler que Dieu nous
enveloppe d'un unique amour et nous appelle à bâtir un monde fraternel où
personne ne devrait être réduit au désespoir». +
Bernard PANAFIEU - Archevêque de Marseille |
Nous avons trouvé un certain nombre de textes qui
apportent, chacun à sa façon, des éléments de réflexion sur les leçons à tirer
de cette tragédie. Après une réaction musulmane et une réaction juive, toutes
deux en provenance des Etats-Unis, on trouvera plus loin la mention d’une série
d’initiatives prises surtout par des chrétiens de France ou des personnalités
d’Eglise.
Le document ci-dessous provient de musulmans
américains qui publient un magazine sur Internet. La tragédie est pour eux
l’occasion de dépasser les clivages confessionnels et de souligner que nous
appartenons tous à une unique famille humaine :
«Nous
sommes tous UN»
Au nom de
Dieu, le compatissant, le miséricordieux Début - Editorial -
Initiatives - Voix musulmane - Voix juive
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Le 11 Septembre 2001: Nos prières les plus sincères
s’élèvent pour ceux qui ont souffert, et ceux dont les familles ou les amis ont
souffert. Nous prions pour que Dieu donne la patience à tous ceux qui ont perdu
des amis ou des membres de leur famille dans cette tragédie. Nous prions pour
que Dieu nous guide tous en ces temps difficiles. Et nous prions pour que
toutes les communautés d’Amérique et tous les citoyens du monde, quelle que
soit leur foi, trouvent paix et guérison dans leur cœur et dans leurs prières. Dans le tourbillon de nos émotions et de nos questions,
nous éprouvons le sentiment d’une immense tragédie: des milliers de vies
ont péri, victimes d’une violence insensée et nous éprouvons colère et
frustration. Condamner ceux qui ont causé cette violence est la chose la plus
facile. Toute personne rationnelle considèrera ce genre d’action comme
répréhensible. Mais la question la plus grave demeure: pourquoi tout cela
arrive-t-il?
La parole de notre Créateur dans le Coran est claire et
sans appel: “Al-Mâ’ida
5,32: Quiconque tuera une personne non coupable d'un meurtre
ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes.
Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à
tous les hommes”.
Les événements qui sont survenus en Amérique le 11
septembre 2001 amènent toute personne sensée à faire pause dans sa vie
quotidienne et à réfléchir, en profondeur, sur les questions vitales les plus
essentielles. A ce qui s’est passé, on peut donner deux sortes de réponses. La
première vient de la compassion, la seconde de la peur. Si nous nous
abandonnons à la peur, nous pouvons paniquer et commettre des actes – comme
individus ou comme nations – qui ne peuvent causer que plus de dommage encore.
Si nous sommes guidés par la compassion, nous trouverons refuge et force tout
en les communiquant à d’autres. Nous pouvons tenter de désigner précisément qui est à
blâmer ou quelle est la cause. A moins que nous ne prenions le temps de
réfléchir sérieusement sur cette expérience, il sera difficile de maîtriser les
émotions qui surgissent en nous. Cela peut nous amener à vivre dans la
vengeance que l’on craint ou celle que l’on cherche à exercer. Si nous ne nous
laissons guider que par nos émotions, nous manquerons les leçons les plus
fondamentales et les vérités les plus essentielles de la condition humaine. Le
message que nous percevons de tous les côtés est clair. Nous sommes tous UN. C’est un message que la race humaine a largement ignoré.
L’oubli de cette vérité provoque la haine et la guerre. Pour s’en rappeler, la
recette est simple: exercer la compassion et rechercher le bien commun de
l’humanité. Si nous pouvions aimer ceux qui nous ont attaqués et chercher à
comprendre pourquoi ils ont agi ainsi, quelle serait alors notre
réaction? Et pourtant, si nous réagissons à la haine par la haine, à la
rage par la rage, à l’attentat par l’attentat, quel en sera le résultat
final? Voilà les questions qui sont posées à la race humaine aujourd’hui.
Voilà les questions que nous avons laissées sans réponses pendant des
millénaires. Ne pas y répondre maintenant risque d’éliminer tout besoin d’y
répondre à jamais. Pour mettre un terme à la terreur, le monde a besoin de s’unir
en une Humanité qui fait corps: citoyens avec citoyens, nations avec
nations, religions avec religions, cherchant réellement la paix universelle
parmi tous les hommes. Que pouvez-vous faire AUJOURD’HUI… à cette minute? Ce que vous voulez vivre… faites-le vivre aux autres. Si vous voulez vivre en paix, offrez la paix aux autres. Si vous voulez vous sentir en sécurité, donnez aux autres de se sentir en sécurité. Si vous voulez comprendre un peu mieux ce qui vous semble incompréhensible, aidez les autres à comprendre. Si vous voulez guérir de votre propre tristesse et de votre colère, cherchez à guérir la tristesse et la colère des autres. “Si Allah avait voulu, certes Il aurait fait de vous tous une seule communauté.
Mais Il veut vous éprouver en ce qu'Il vous donne. Concurrencez-vous donc
mutuellement dans les bonnes œuvres. C'est vers Allah qu'est votre retour à
tous ; alors Il vous informera de ce en quoi vous divergiez. (Coran, al-Mâ’ida, 5,48)”. Traduction française: J.M.
Gaudeul Tiré de http://www.IslamiCity.com E-mail: bulletin@IslamiCity.com |
Le 2ème texte provient d’un rabbin américain libéral
qui publie aussi sur Internet un journal appelé « Tikkun ». Ses
prises de position hardies provoquent de vives réactions qui se traduisent par
des menaces de mort quotidiennes. Il nous invite à une conversion radicale de
notre façon de vivre et à un examen des attitudes individuelles et collectives
qui risquent de faire renaître la violence et la mort dans le monde :
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Début - Editorial -
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- Revue - Expérience Il n'y a jamais de
justification pour les actes de terreur contre des civils innocents - c'est
l'acte essentiel de déshumanisation et de non-reconnaissance de la sainteté
des autres, c'est le symbole visible d'un monde de plus en plus irrationnel
et hors du contrôle. On peut comprendre que beaucoup d'entre nous, après
s'être affligés et avoir consolé les familles des défunts, sentiront monter
la colère - et tandis que quelques démagogues au Congrès ont déjà cherché à
manipuler ce sentiment dans le sens d'un militarisme grandissant (plus
d'espions, légaliser l'assassinat de gouvernants étrangers, augmenter le
budget de défense au détriment de programmes intérieurs), des leaders plus
"responsables" cherchent à limiter la riposte de l'Amérique à des
attaques ciblées sur des pays qui semblent héberger les terroristes. Les criminels méritent d'être punis et je serais
personnellement heureux si tous les gens impliqués dans cet acte devaient
être emprisonnés pour le reste de leurs vies. Ne soyons pas naïfs : ce sont
des gens mauvais qui ont projeté cela et l'ont commis, de même que beaucoup
parmi ceux qui sont engagés dans des actes de terreur contre Israël. Ils ne
doivent pas être excusés ou pardonnés pour leurs actes. Quelle que soit la
cause qu'ils prétendent soutenir, elle n'est que salie et discréditée par ces
actes de violence répugnants. Et pourtant d'une certaine façon, cette manière de nous
focaliser étroitement sur les criminels nous permet d'éviter de traiter les
questions sous-jacentes. Quand la violence devient si répandue partout dans
la planète, il est trop facile de parler tout simplement "d'esprits
dérangés." Nous avons besoin de nous demander, « qu'y a-t-il dans
la façon dont nous vivons, organisons nos sociétés et nous traitons les uns
les autres qui fait que la violence semble plausible à tant de
personnes ? » Dans le monde spirituel,
nous verrons cela comme une incapacité globale grandissante à reconnaître
l'esprit de Dieu les uns dans les autres - ce que nous appelons la sainteté
de chaque être humain. Mais même si vous rejetez le langage religieux, vous
pouvez voir que l'empressement des gens à se blesser les uns les autres pour
promouvoir leurs propres intérêts est devenu un problème mondial et seul le niveau
dramatique de cette attaque particulière le distingue de la violence et
l'insensibilité des uns aux autres qui fait partie de nos vies quotidiennes. Nous pouvons bien nous dire que la violence actuelle n'a
"rien à faire" avec la façon dont nous avons appris à fermer nos
oreilles quand on nous dit qu'une personne sur trois, sur cette planète, n'a
pas assez à manger et qu'un milliard de personnes sont littéralement affamées.
Nous pouvons nous rassurer que l'accaparement des ressources du monde entier
par la société la plus riche de l'histoire du monde et nos tentatives
frénétiques d'accélérer la mondialisation malgré les inégalités économiques
qui l'accompagnent, n'ont aucun rapport avec le ressentiment que d'autres
éprouvent à notre égard. Nous pouvons nous dire que la souffrance des
réfugiés et des opprimés n'a rien à voir avec nous - que c'est une toute
autre histoire qui se passe quelque part ailleurs. Mais nous vivons dans un monde de plus en plus
interconnecté avec chacun et les forces qui jettent les gens dans
l'humiliation, la colère et le désespoir en fin de compte frappent nos
propres vies quotidiennes. La même incapacité à sentir la douleur des autres est la
pathologie qui forme l'esprit de ces terroristes. Elevez des enfants dans des
circonstances où personne ne s'occupe d'eux, où ils doivent vivre en mendiant
ou en vendant leurs corps dans la prostitution, mettez-les dans des camps de
réfugiés et dites-leur qu'ils n'ont "aucun droit de retour" dans
leurs maisons, traitez-les comme s'ils avaient moins de valeur et méritaient
moins de respect parce qu'ils font partie de quelque groupe national ou
ethnique méprisé, entourez-les de médias qui vantent les riches et obligent
tous ceux qui ne sont pas économiquement prospères, physiquement "en
forme" et conventionnellement "beaux" à se sentir mal dans
leur peau, offrez-leur des emplois dont le seul but est d'enrichir "le
compte en banque" de quelqu'un d'autre et apprenez-leur que
"chercher la première place" est la seule chose qui compte
"vraiment" et que ceux qui croit à l'amour et à la justice sociale
ne sont tout simplement que de naïfs idéalistes qui sont destinés à toujours
rester impuissants et vous produirez, à l'échelle planétaire, une population de gens qui se sentent
déprimés, irrités, incapables de se soucier des autres et, de façons
diverses, dérangés. Je vois cela en Israël, où les Israéliens ont pris l'habitude de
rejeter le peuple palestinien tout entier comme "des terroristes",
mais ne se demandent jamais : "Qu'avons-nous fait pour que ce
(terrorisme) en arrive à sembler aux Palestiniens un plan d'action
raisonnable aujourd'hui ?" Bien sûr il y a toujours eu quelques
gens haineux et quelques fondamentalistes religieux qui désirent nuire à
Israël, par principe. Et pourtant, dans la situation de 1993-96 quand Israël,
sous l'autorité de Yitzhak Rabin, poursuivait un chemin de négociations et la
paix, les fondamentalistes avait peu d'audience et il y avait peu d'actes de
violence. Au contraire, quand Israël a tardé à se retirer de la Cisjordanie
et, au contraire, a multiplié le nombre de ses colons, il est devenu plus
facile aux fondamentalistes et aux semeurs de haine de convaincre beaucoup de
Palestiniens modérés qu'il ne pouvait y avoir d'autre alternative. De la même façon si les Etats-Unis reviennent sur les
accords mondiaux concernant la préservation de l'environnement, annulent
unilatéralement leurs traités de ne pas construire une défense anti-missile,
accélèrent les processus par lesquels l'économie mondiale a rendu certaines
personnes du Tiers-Monde plus riches, mais beaucoup d'autres plus pauvres,
s'ils montrent qu'ils ne se soucient en rien du destin des réfugiés qui ont
été sans foyer pendant des décennies et si, à tout bout de champ, ils
s'affranchissent des normes morales, il devient beaucoup plus facile aux
semeurs de haine et aux fondamentalistes de recruter les gens qui sont
disposés à se tuer dans des attaques dirigées contre ce qu'ils perçoivent
comme un mal, l'empire américain représenté par le Pentagone et le World
Trade Center (Centre Mondial du Commerce). La plupart des Américains seront perplexes devant toute
évocation de ce "contexte plus large". Il est dérangeant d'imaginer
que, d'une façon ou d'une autre, nous faisons partie d'un système mondial qui
détruit lentement les ressources vitales de la planète et transfère
rapidement la richesse du monde dans nos propres poches. Nous ne nous estimons pas personnellement responsables
quand une société américaine exploite des travailleurs dans les Philippines
ou écrase l'effort des ouvriers pour s'organiser à Singapour. Nous ne nous
sentons pas impliqués quand les Etats-Unis refusent de considérer la
situation critique de réfugiés palestiniens ou s'abritent derrière la lutte
contre la drogue pour soutenir la répression en Colombie ou d'autres parties
de l'Amérique Centrale. Nous ne voyons même pas le symbolisme quand les
terroristes attaquent le centre militaire de l'Amérique et notre centre
commercial - nous en parlons comme des bâtiments, alors que d'autres les
voient comme le cœur des forces qui causent tant de souffrances dans le
monde. Nous avons limité notre propre attention à
"réussir" ou "gagner" dans nos propres vies personnelles
et qui a le temps pour se concentrer sur tout le reste de cette situation ? La plupart d'entre nous mènent
des vies parfaitement raisonnables dans les limites des options qui nous sont
ouvertes - pourquoi les autres devraient-ils être fâchés contre nous, pire,
pourquoi nous attaqueraient-ils ? Et, à dire vrai, notre colère aussi est
compréhensible : les actes de terreur par lesquels d'autres nous frappent
sont aussi irrationnels que le système mondial qu'ils cherchent à affronter.
Et pourtant, nos actes de contre-terreur seront tout aussi contre-productifs.
Nous aurions dû apprendre de la phase actuelle de la lutte entre Israël et
les Palestiniens, que répondre à la terreur par plus de violence, au lieu de
nous demander nous-mêmes ce que nous pourrions faire pour changer les conditions
qui l'ont produite en premier lieu, ne fera que susciter encore plus de
violence contre nous dans l'avenir. Heureusement, la plupart des gens ne s'abandonnent pas
à la violence - ils ont plutôt
tendance à s'auto-détruire, se noyant dans l'alcool ou les drogues ou le
désespoir personnel. D'autres se tournent vers des religions fondamentalistes
ou l'extrémisme ultra-nationaliste. D'autres encore se mettent à agresser les
gens qu'ils aiment, par un comportement coléreux et brutal envers leurs
enfants ou leurs conjoints. C'est un monde qui a perdu contact avec lui-même, rempli
des gens qui ont oublié comment reconnaître et répondre au sacré les uns dans
les autres parce que nous sommes si habitués à estimer les autres en fonction
de ce qu'ils peuvent faire pour nous, et de la façon dont nous pouvons les
utiliser à notre service. Les alternatives sont dramatiques : ou bien
commencez à vous soucier du destin de chacun sur cette planète ou bien soyez
prêts à glisser rapidement vers une violence qui finira par dominer nos vies
quotidiennes. Ne soyons pas naïfs au sujet des responsables de cette
terreur. Beaucoup sont des gens mauvais, comme le sont certains des
fondamentalistes et des ultra-nationalistes qui avilissent les autres et
désirent les détruire. Mais ces gens mauvais sont souvent marginalisés quand
la dynamique sociale se déplace vers la paix et l'espoir (par exemple en
Israël alors qu'Yitzhak Rabin était Premier ministre) ; mais ils deviennent
beaucoup plus influents et capables de recruter les gens prêts à donner leurs
vies à leur cause quand les gens ordinaires et généralement modérés
désespèrent de la paix et de la justice (comme pendant la période de 1996 à
2000 quand Israël a dramatiquement augmenté le nombre de colons). Le 17
septembre 2001, |
* RAPPEL
La Session de formation pour les Délégués Diocésains à l’Islam et à
l’Interreligieux se déroulera à Francheville (69), les 17 et 18 novembre 2001.
Merci à tous les Délégués de s’y inscrire !
* Centre
du Haumont (31,
rue Mirabeau, BP 19, 59420 Mouvaux – T. 03 20 26 09 61 – F. 03 20 11 26 59).
24ème
rencontre du groupe islamo-chrétien des 23-24 mars 2002, 1ère soirée le 18
octobre 2001 de 19 à 21 h. Dialogue Islamo-chrétien : depuis plus de 20
ans, chrétiens et musulmans partagent leur foi dans l’amitié et le respect à
l’occasion de 4 soirées par an et d’une rencontre importante.
* Fraternité d’Abraham
Conférence par
Mme Danièle Hervieu-Léger « Judaïsme, christianisme et islam face aux
défis du XXIème sicèle », mercredi 17 octobre 2001 à 18h45 à l’Espace
Georges Bernanos (4, rue du Havre, 75009 Paris).
* Centre
Sèvres (35 bis, rue de Sèvres, 75006 Paris – T. 01 44 39 75
00 – F. 01 45 44 32 06).
Cours d’Alain Feuvrier :
« Une introduction à l’islam au miroir du christianisme », le mardi
de 19h30 à 21h30, du 9 octobre au 27 novembre 2001. Ce cours est une initiation
à l’islamologie ; il se propose d’entrer dans une meilleure connaissance
de l’islam « au miroir du christianisme ». On étudiera d’abord la
sourate liminaire ; puis, quelques aspects essentiels de la trajectoire de
Muhammed, des « piliers » de l’islam, de la mystique musulmane ;
enfin quelques figures de l’islam contemporain. Il ne requiert aucune
connaissance préalable en islamologie
Colloque
public :
« Le Fils Unique et ses Frères, l’unicité du Christ à l’heure du
pluralisme religieux », vendredi 19 octobre de 18h30 à 20h30 et samedi 20
octobre 2001 de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h.
* Institut
Catholique de Paris (21,
rue d’Assas, 75270 Paris cedex – T. 01 44 39 52 54 – F. 01 44 39 52 73)
Cours d’Emilio
Platti : « Introduction à l’islam » (12 octobre 2001 - 18
janvier 2002, 9h30-12h) et « Les sources du militantisme islamique
contemporain » (9 novembre 2001 -18 janvier 2002, 14h-17h).
* Centre
études du Saulchoir (20,
rue des Tanneries, 75013 Paris – T. 01 44 08 07 47 – F. 01 43 37 13 13).
« L’avenir
du dialogue interreligieux après la Déclaration Dominus Jesus » avec
Claude Geffré, samedi 8 décembre 2001.
« Les
thèmes du Coran », avec Emilio Platti, samedi 15 décembre 2001.
* Les
Semaines du G.A.I.C. (92
bis, boulevard du Montparnasse, 75014 – T.F. 01 43 35 41 16).
Les semaines
de rencontre organisées par le GAIC se dérouleront du 13 au 21 octobre 2001
dans 10 villes de France : Angoulême, Clermont-Ferrand, Lille, Lyon, Metz,
Montpellier, Mulhouse, Nantes, Paris, Strasbourg. Au cours des vingt dernières
années, les rencontres entre chrétiens et musulmans se sont multipliées.
Engagés au sein du GAIC ils ont pris l’initiative d’instaurer une semaine de
rencontres islamo-chrétiennes.
Voici les fêtes musulmanes
qui s’annoncent dans les douze mois à venir. Les dates données doivent être
entendues comme susceptibles de fluctuer d’un jour ou deux en fonction de la
possibilité de voir la lune dans nos régions
15 octobre 2001 |
Ascension Nocturne |
23 février 2002 |
Grande Fête (mouton) |
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17 novembre 2001 |
Début Ramadan |
15 mars 2002 |
Jour de l’an «1423» |
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14 décembre 2001 |
Nuit du Destin |
24 mars 2002 |
Ashoura |
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17 décembre 2001 |
Fin du Ramadan |
25 mai 2002 |
Naissance de Mohammed |
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7 novembre 2002 |
Début Ramadan |
Ces festivités peuvent fournir aux communautés chrétiennes l’occasion
d’envoyer leurs vœux de bonne fête à leurs voisins musulmans surtout s’il se
trouve un lieu de culte dans la même localité.
Publient le 14 septembre une
déclaration commune à Washington en réponse aux attentats terroristes.
Considérant que catholiques et musulmans se rencontrent régulièrement et
s’engagent dans beaucoup de projets civiques, la déclaration dit : « Nous croyons que le Dieu unique nous
appelle pour être des peuples pacifiques. Rien dans nos Ecritures Saintes, rien
dans notre compréhension de la révélation divine, rien de chrétien ou
d’islamique ne justifie les actes terroristes et la ruine de millions de vies
que nous avons constatée cette semaine. Ensemble nous condamnons ces actions
comme mauvaises et diamétralement opposées à la religion véritable ».
·
Mgr Daloz, Président de Justice et Paix-France :
« Pour que rien ne soit plus comme
avant. (…) La découverte de l’ampleur des dégâts et de leurs conséquences
révèle jour après jour la profondeur des fractures qui parcourent notre
humanité. C’est un nouvel aspect, inattendu, de la mondialisation. (…) Des voix
se sont heureusement élevées pour qu’on ne confonde pas justice et vengeance et
qu’on ne fasse pas payer à des populations entières la cruauté des responsables
des attentats. Mais l’enjeu est à plus long terme. Il ne suffit pas de guérir
des symptômes, il faut s’attaquer aux causes et en prendre les moyens. On ne
peut rêver de supprimer la violence sans combattre les situations de violence.
Les inégalités criantes entre les peuples, en ce qui concerne les richesses,
l’éducation, la santé, la dignité, la sécurité et la liberté, engendrent
frustration, révolte, désespoir. Désespoir qui n’est pas la cause du
terrorisme, mais que les terroristes utilisent à leurs fins. N’est-il pas temps
de mettre en œuvre un vaste plan de solidarité concrète ? N’est-il pas
temps d’exercer les pressions nécessaires pour une solution juste et pacifique
du conflit du Proche-Orient, dans le respect du droit international, comme l’a
maintes fois rappelé le Saint-Siège ? (…) Les religions sont interpellées.
Le sens de Dieu est perverti lorsqu’on utilise son nom à des fins politiques, plus encore pour
justifier des meurtres et des massacres d’êtres humains. Aucune religion n’est
à l’abri de telles perversions. Le dialogue entre les religions et avec tous
les hommes de bonne volonté, pour une mondialisation de la fraternité, devra
prendre de nouvelles dimensions (…) ».
·
Mgr Despierre, évêque de Carcassonne : « (…) Nous prions pour tous et surtout
pour les chefs d’Etat. Ils ont de graves décisions à prendre. Qu’ils aient le
courage et la lucidité pour discerner ce qu’il faut entreprendre. Les soutenir
est nécessaire. Les fanatiques et ceux qui les approuvent ne peuvent avoir le
dernier mot. (…) Résister à la violence : c’est lutter contre la racine du
terrorisme. La Paix, c’est toujours le respect de l’autre. Mais il faudra aussi
se demander pourquoi des gens des pays pauvres ont tant de haine accumulée
contre les nations occidentales ? A qui profitent les bienfaits de la
croissance ? Pourquoi l’aide au développement diminue d’année en
année ? Je voudrais qu’on entende une Parole d’Espérance qui vient de
l’Evangile de Jésus-Christ. L’avenir du monde n’est pas dans la haine et dans
la vengeance, mais dans l’amour et le partage. La paix est à ces
conditions ».
·
Mgr Raffin, évêque de Metz : « (…) Nous savons aussi que si l’Amérique est aujourd’hui victime,
d’autres l’ont été ou le sont encore du fait de l’Amérique. Comment ne pas
penser à l’embargo qui meurtrit depuis dix ans le peuple irakien, faisant de
nombreuses victimes parmi les enfants (plus de 500 000 selon les statistiques
de l’Unicef) ! Plus que jamais nous devons prier et œuvrer pour une paix
juste, demandant à l’Esprit Saint d’inspirer aux responsables des nations de
sages décisions ».
« L’urgence de la rencontre. (…) Nous sommes aussi conscients des
risques que peut entraîner cette situation au cœur de notre société : peur
de l’autre qui s’insinue dans les mentalités, amalgames de toutes sortes,
discriminations qui engendrent la violence, désir de revanche. (…) En ce temps
de crise, la rencontre entre croyants musulmans et chrétiens, ainsi qu’avec les
femmes et les hommes d’autres convictions devient une urgence. Elle prend sa
place dans le cadre de la laïcité de notre pays comme une contribution à la
paix et au développement du lien social (…) ».
« (…) Le fanatisme religieux, d’où qu’il vienne, est intolérable.
Il est une perversion de la religion. « Dieu ne doit pas aimer qu’on tue
pour lui » écrivait récemment un enfant. (…) A Marseille, où s’enracinent
des hommes et des femmes de diverses cultures, nationalités et religions, nous
avons une longue tradition de respect mutuel et d’amitié réciproque. Mais les
tragiques événements que nous venons de vivre nous invitent à redoubler de
vigilance pour éviter les amalgames faciles. Ils sont un appel à travailler
pour une plus grande justice sociale, en luttant contre toutes les formes de
rejet et d’exclusion et en apprenant à nous apprécier dans nos diversités
(…) ».
Au cœur d’un conflit où, partout
dans le monde, les communautés chrétiennes et musulmanes risquent de se
condamner et de s’exclure, des musulmans et des chrétiens des Hauts-de-Seine
(92) ont organisé un temps de rencontre spirituelle le samedi 29 septembre 2001
à Vanves. Ils ont voulu témoigner devant Dieu et devant les hommes de leur
volonté de combattre la haine.
Une veillée de recueillement et de
prière pour la paix dans la cathédrale le soir du 20 septembre 2001 : un
moment très fort avec plus de 1 500 personnes. Les responsables des grandes
religions sont intervenus autour de trois thèmes : « Condamnation de
la violence, mais la guerre n’est pas la seule violence » - « La paix
est une bénédiction, mais pas de paix sans justice » - « Invitation à
la prière et à l’espérance ».
Les prêtres de
l’agglomération, les équipes d’animation pastorale, l’Eglise réformée de
Montargis ont écrit le 19 septembre 2001 une Lettre aux communautés musulmanes
locales ; quelques extraits :
« A nos frères
musulmans de l’association de l’union islamique de France, de l’association
islamique du Loiret, de l’association islamique du Montargois. Dimanche
dernier, dans toutes nos églises nous avons prié pour toutes les victimes des
attentats terroristes qui viennent de se dérouler aux Etats-Unis, pour leurs
familles et pour le peuple de ce pays. Nous sommes touchés par ce drame, que
nous ayons ou non de la famille ou des amis qui vivent aux Etats-Unis. Nous
avons également prié pour que Dieu nous aide à devenir toujours plus des
artisans de paix dans ce monde en commençant par faire œuvre de paix et de
concorde dans notre agglomération. (…) Dans ce message, nous voulons vous dire
qu’en aucun cas nous ne faisons l’amalgame entre le terrorisme et
l’islam : nous invitons nos communautés à refuser qu’une telle confusion
puisse se développer. (…) On a entendu dire que « le bien partait en
guerre contre le mal ». (…) S’engager dans les voies de la violence, ce
serait ajouter le mal au mal, la souffrance à la souffrance, la haine à la haine
et le mal finirait par l’emporter, tuant le bien auquel tous aspirent. Notre
croyance est que le bien ne peut triompher que par les seuls moyens de la
non-violence et de la bonté. C’est tout l’enseignement que nous tirons des
paroles et des actes de Jésus de Nazareth. Nous avons appris de vous que le
Coran invite aussi à suivre les voies de la paix et de la bonté . (…) ».
La paroisse catholique a envoyé
une lettre à la communauté musulmane. Après avoir exprimé leur horreur des
attentats et de toute violence à travers le monde, la lettre invite à demander
à Dieu le discernement, la solidarité avec tous ceux qui souffrent. Elle
appelle aussi à faire la vérité pour éviter tout amalgame entre musulmans et
terroristes.
/
Chemins de
Dialogue Octobre
2001, n° 18, 80 F. 288 p. (11, impasse
Flammarion, 13001 Marseille – T. 04 91 50 35 43)
Numéro spécial sur « La religion et la mystique en islam et
christianisme ».
·
Une
première partie : « Islam et
christianisme : les chemins de la rencontre », avec Claude Geffré, Luc
Moreau, François Jourdan, Gwenolé Jeusset, Jean-François Berjonneau.
·
Une
deuxième partie : « Mystique »,
avec Pierre Gire, Gérard Bailhache, Roger Michel, Michel Rondet, Françoise
Durand, Jean-Marie Ploux.
|
« Juillet 2001 –
Vingt étudiants français en Algérie » Début - Editorial -
Initiatives - Voix musulmane - Voix juive
- Annonces - Calendrier
- Revue - Expérience Après dix ans d’efforts
pour accueillir dignement les algériens contraints de venir en France pour
fuir menaces et violences, il devenait urgent de chercher à soutenir ceux qui
sur place essaient de faire quelque chose, de s’accrocher, de reconstruire
une société sans violence, sans corruption, qui donne envie de rester. Après « sondage », la réponse faite aux
personnes envoyées au printemps 2000 par la Cimade Rhône-Alpes et le
Collectif de soutien à la démocratie et aux victimes de la violence en Algérie est la
suivante : le plus urgent aux yeux des amis rencontrés consiste à
envoyer des français qui viennent simplement pour une « visite de
fraternité », rompre la quarantaine où sont confinés les algériens sans
visites et sans visas depuis 1992, pour être témoins de ce qu’ils vivent et
essaient de faire. La Mission Etudiante Catholique a relayé cette demande
auprès des aumôneries universitaires. C’est ainsi que le 1er
juillet 2001, vingt étudiants prenaient le bateau à Marseille. Le séjour commence par quatre jours d’Université d’Eté.
Trente étudiants algériens accueillent les étudiants français le soir, chez
eux, en famille ; soir et matin, tous circulent en transport en commun,
en profitent pour se balader dans Alger, participent à des fêtes.
L’Université d’Eté aborde successivement quatre thèmes : l’histoire de
l’Algérie et notre histoire commune ; l’économie algérienne et les
questions d’hydrocarbures, de développement ; religion et société ;
les jeunes dans la société algérienne. Un étudiant français et un étudiant
algérien prennent chacun la parole dix minutes, puis un intervenant qualifié
fait un exposé suivi d’un échange. Il y a des moment de débats chauds !
A midi, on mange dans les fast-foods des alentours. Le dernier jour, nous
partons avec deux bus à Tipaza, pour visiter les ruines romaines et une
partie de plage l’après-midi sur la belle plage du Chenoy. Chacun se disperse ensuite dans des directions différentes
pour huit jour d’immersion. Au maximum deux étudiants dans le même lieu, soit
dans une famille, soit pour participer à une action avec d’autres jeunes
algériens : l’animation d’une colonie, donner des cours de français, à
Oran, Sidi Bel Abbès, Ghardaïa, Ouargla, Alger, Constantine, Khenchela,
Tebessa … « Avec ma valise et mon
sac à dos, j’étais très chargée. A mesure que j’approchais du petit village
où m’attendait ma famille d’accueil, je réalisais que j’étais bien encombrée
alors que j’allais chez des gens modestes. Chez les sœurs venues me chercher
à la station de taxis collectifs, je fais un tri douloureux pour ne garder
que ma valise. Mais voilà que quand je prends la dite valise pour partir,
elles me disent : tu prends un sac de plastique avec l’essentiel, pas
plus ! Il n’y avait effectivement que l’essentiel dans cette famille.
Nous avons partagé l’essentiel, le mien et le leur. Ce fut une semaine
formidable ! » Que de choses à se raconter quand on se retrouve à
Alger ! Le texte de la Samaritaine sert de canevas à notre relecture
(demander à boire au puits de l’autre, franchir des barrières culturelles ou
religieuses, chercher l’eau vive, adorer en esprit et en vérité …). Grand
couscous avec les étudiants de l’Université d’Eté. Stupéfaction quand, pour
le 14 juillet à l’Ambassade de France à Alger, où tout le monde vit comme
dans un blockhaus, nous racontons toutes nos rencontres ! Encore une
après-midi avec des associations d’Alger qui nous révèlent encore d’autres
aspects. On vérifie une dernière fois qu’on a bien les e-mails des uns des
autres. Hop dans le bateau. Retour vers la France, pour dire que l’Algérie a
aussi de splendides et paisibles visages, qu’il ne faut pas que le bruit d’un
arbre qui tombe empêche de voir toute une forêt qui pousse. Vive
l’Algérie ! Vive aussi l’Eglise d’Algérie, qui nous a permis de
réaliser tout cela, grâce à ses liens dans tous les milieux. Elle a fait
l’interface, pour trouver l’Institut Universitaire avec qui réaliser
l’Université d’Eté, les familles d’accueil, des lieux d’immersion dans toute
l’Algérie. Elle s’est donnée à rencontrer en attitude de service, facilitant
la rencontre entre français et algériens, entre étudiants des deux rives,
entre chrétiens et musulmans. En célébrant l’Eucharistie avec les étudiants, la veille
du départ, Mgr Teissier archevêque d’Alger disait que quand on va réellement
à la rencontre de l’autre, on sent à un moment que quelque chose ne nous
appartient plus, que ce qui est engagé appartient aussi à l’autre. On ne peut
plus retirer ses billes et rentrer en disant que c’est fini. Il y a maintenant vingt étudiants français dont une
partie du cœur habite, appartient, est liée … à l’Algérie et aux algériens. Michel Guillaud - Lyon |
Abonnement …
Attention … Changement de tarif … et de
périodicité …
N’oubliez pas de vous abonner ou de vous réabonner. L’abonnement annuel comprend quatre lettres par an et débute le 1er janvier de chaque année. Participation aux frais : 10 Euros (65,60 F) à l’ordre de l’A.R.E.C. (CCP 2629 91 R Paris, à expédier au SRI). D’avance merci.
S.R.I. (Organisme de la
Conférence Episcopale Française) - 71,
rue de Grenelle, 75007 PARIS
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