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LETTRE n° 67

Mars 2001

 

S E C R E T A R I A T  pour  les

R E L A T I O N S  avec

L’I S L A M

S.R.I. (Organisme de la Conférence Episcopale Française)  -  71, rue de Grenelle, 75007 PARIS

Tél. 01 42 22 03 23  -  Fax. 01 42 84 30 41  - E-Mail : sriparis@wanadoo.fr

I.S.S.N. 0996 – 6935

 

Mémoires blessées

Editorial - Initiatives - Palestine - Appel - Une RevueLivres- Revues - Annonces - Calendrier - Expérience- Fiches pastorales

 

Après tant d’années d’un silence pesant, voici que les « anciens d’Algérie », autrement dit les jeunes français qui firent leur service militaire là-bas se mettent à parler.

Tout a commencé avec le témoignage d’une femme qui, au bout de longues séances de torture, fut sauvée par un médecin militaire. Après avoir interrogé des généraux, les journalistes se tournent maintenant vers ces centaines de milliers de citoyens dont le silence, jusqu’ici, n’avait étonné personne. Deux dossiers viennent de sortir (La Croix, 3-4/03/01 et La Vie, 01/03/01) qui donnent la parole à tous ceux qui ont bien voulu dire un peu de ce qu’ils ont vécu entre 1954 et 1962 quand ils avaient vingt ans. Certains témoignent de leurs efforts pour rencontrer une population algérienne, si déroutante pour eux, mais avec laquelle ils tentèrent de lier amitié. D’autres expliquent comment ils se trouvèrent confrontés avec la violence des ratissages, des accrochages et des attentats, avec celle des « interrogatoires » et des « corvées de bois » ou avec l’ennui des longs mois de garde sur des « pitons » isolés.

Témoins ou participants, actifs ou passifs, aucun n’est sorti indemne de cette aventure. Que la violence rencontrée ait été celle « d’en face » ou celle « des nôtres », elle n’a laissé personne sans souvenirs douloureux. Un jour, sans doute, de l’autre côté de la Méditerranée, d’autres témoigneront de la souffrance qu’ils gardent encore de ces années terribles. En attendant, quelles leçons pouvons-nous tirer de ces confidences, de ces témoignages ?

Il ne serait pas superflu de méditer sur les engrenages politiques ou psychologiques qui ont conduit à certains comportements comme la torture. On ne réfléchira jamais assez à ce que chacun d’entre nous porte en lui et qui nous rend, en certaines situations, capables de la pire violence. Mais si utile que soit cette réflexion sur les principes, il me semble important de centrer, un moment, notre attention sur les personnes qui commencent à s’exprimer.

La génération qui prend ainsi la parole est celle des sexagénaires : ceux qui sont encore parmi les actifs ou les nouveaux retraités de notre pays. Ils sont souvent les piliers de nos municipalités et de nos paroisses. Ce qu’ils ressentent et ce qu’ils ressentaient, tout au long de ces années, exerce forcément une grande importance sur la vie de notre pays et sur ses orientations.

Pour beaucoup d’entre eux, chrétiens convaincus ou de tradition chrétienne, la rencontre des musulmans s’est faite, durant de longs mois, dans le pire climat possible. Les plus décidés à sympathiser ne pouvaient jamais oublier qu’ils risquaient d’être trompés, bernés... ou pire. D’autres n’ont rencontrés que des adversaires ou même des ennemis. D’autres encore, broyés par les circonstances et leur impréparation morale, se sont découverts capables du pire et, ne se pardonnant pas, ne pardonnent pas non plus aux « autres » de les avoir mis dans cette situation. Pour un grand nombre, en tous cas, la conclusion finale, tirée sur le bateau du retour, pouvait se résumer ainsi  : « ils ne veulent pas de nous chez eux… qu’ils y restent : je ne veux pas non plus d’eux chez nous ! »

Comment s’étonner dès lors que – tout au long de ces 40 dernières années – il n’ait pas été facile à bon nombre d’entre nous de s’ouvrir à la rencontre des musulmans en France ?

Dans les mois à venir, il ne fait pas de doute que nous assisterons à davantage d’échanges et de témoignages de ces silencieux qui ré-apprennent à parler. Il est essentiel que nous nous abstenions d’adopter, à leur égard, une attitude de condamnation. Le plus urgent, me semble-t-il est de permettre à ces centaines de milliers d’hommes de dire la souffrance qui les a étouffés pendant si longtemps. Ce n’est qu’en la disant qu’ils pourront enfin la regarder en face et la maîtriser. Quant à nous, chrétiens ou pasteurs, il est essentiel que nous leur permettions de découvrir que Dieu ne les tient pas prisonniers de leur passé (quel que soit son bilan, d’ailleurs) mais qu’Il les aime et veut les reconstruire. Comment oublier que le message du Christ est offrande d’un pardon divin, gratuit, total, inconditionnel : « tes péchés sont pardonnés » (Mt 9,2) Ce n’est qu’en se laissant regarder par la tendresse de Dieu que l’on peut se réconcilier avec soi-même et que l’on devient capable d’accueillir l’autre comme on s’accueille soi-même.

Le déballage actuel, en définitive, pourrait permettre à beaucoup de trouver enfin la paix et de rencontrer leurs frères musulmans dans un climat que n’empoisonneront plus les souvenirs douloureux de tant de mémoires blessées. Ce n’est pas joué, mais c’est « jouable ». Par la prière ou l’engagement personnel puisse chacun d’entre nous devenir instrument de guérison et de réconciliation dans ce domaine.

J.M. Gaudeul, Secrétariat pour les Relations avec l’Islam

 

I N I T I A T I V E S

 


U   Rencontre islamo-chrétienne à Evry - 18 novembre 2000

      Editorial - Initiatives - Palestine - Appel - Une RevueLivres- Revues - Annonces - Calendrier - Expérience- Fiches pastorales

 « Nous connaître, vivre ensemble » …

      Des jeunes, chrétiens et musulmans, s’expriment sur leur foi.

      Vivre  en  croyants  convaincus  ……… C’est  la  recherche  que  font  des  jeunes  chrétiens  et  des  jeunes  musulmans. Leur  problématique  peut  se  formuler  ainsi : Quelle  spiritualité  pour  des  jeunes  croyants  dans  un  monde  laïcisé ? Comment  leur  foi  les  conduit  à  faire des  choix  dans  la  vie  de  tous  les  jours ? quels  points  de  repère  pour  vivre  une  authentique  relation  à  Dieu ?

      Au cours  de  cette  rencontre  à  Evry,  deux  jeunes  musulmans  et  deux  jeunes  chrétiens  se  sont  exprimés  sur  ce  sujet.  L’essentiel  de  leur  démarche  est  reproduite  dans  le  compte  rendu  de la  rencontre.

     

Imane Habboub est étudiante en marketing, elle est responsable de la communication de l’association Amitiés sans frontières à Etampes. Pour elle, l’islam est un guide moral plus qu’une religion. L’islam donne des valeurs, des principes, apporte un équilibre dans sa vie, il donne à la femme, future mère un statut plus valorisant que celui que la société environnante lui donne aujourd’hui. “Dans une société où la vulgarité domine, en particulier dans les publicités, ou la notion de respect perd de sa valeur, en particulier vis à vis des parents dans les familles, l’islam, une religion que je vis au quotidien et que je ne subis pas, donne un sens à ma vie.”

Ouahib Bouzar, est étudiant, il est responsable de l’association culturelle des musulmans de Corbeil-Essonnes. Pour lui la religion est un choix dans sa vie personnelle, elle conditionne ses rapports avec les autres. Si l’homme veut trouver des solutions aux problèmes qu’il rencontre, il doit se retourner vers Dieu qui seul peut l’aider dans sa démarche. Le destin de l’homme est d’être soumis à la mort, il doit “accomplir des bonnes actions” au cours de sa vie. Le respect d’autrui est un gage du “bon comportement”, l’ouverture d’esprit un moyen de comprendre les autres. “A l’intérieur de l’Association culturelle des musulmans de Corbeil-Essonnes, je suis acteur social, je mets mes compétences et mon cœur au service des autres”.

Denis Marsollier est ingénieur, il se retrouve chaque mois avec d’autres jeunes dans une équipe de “Jeunes professionnels” d’Evry pour échanger sur sa foi et sa vie. Pour lui, la relation à Dieu est une relation d’amour qui transforme le cœur. Elle s’exprime dans la prière, il est des temps dans la semaine on l’on essaie “d’écouter et de se laisser façonner par la Parole de Dieu”. Cette Parole conduit à la recherche d’une certaine qualité de relation avec les autres. Sur le plan professionnel, par exemple, il s’agit d’avoir une attitude plus juste et plus vraie avec les collègues et les collaborateurs, dans une attitude d’écoute. Elle implique aussi une vie en Eglise, dans la participation à la messe et dans la participation à la vie de l’équipe “Jeunes professionnels”...

Anne Laure Fouchy est adjointe administrative dans une mairie, elle fait aussi partie de l’équipe “Jeunes professionnels” d’Evry. Elle essaie de mettre en pratique les valeurs chrétiennes que sont le respect de l’autre, l’amour, le partage, l’écoute, le pardon... “ce qui n’est pas toujours facile...”. “Dieu est en permanence avec nous, au milieu de nous, nous sommes aimés, Dieu nous laisse libres de choisir mais il nous montre le chemin. Nous avons reçu un message de foi, un message d’amour, Dieu est un point de repère, le centre de tout, il nous aide à réagir par rapport aux difficultés de tous les jours.”

 

* * *

U    Israël - Palestine

      Editorial - Initiatives - Palestine - Appel - Une RevueLivres- Revues - Annonces - Calendrier - Expérience- Fiches pastorales

Les événements tragiques qui se déroulent en Israël-Palestine ne peuvent laisser dans l’indifférence une conscience humaine. Les logiques qui s’affrontent ne sont pas porteuses de paix. Et pourtant c’est dans la perspective d’une paix à promouvoir qu’il faut se situer. Mais à quelle condition la paix est-elle possible ?

      Parmi les nombreux documents publiés sur cette situation, quelques-uns sont plus significatifs. On peut les trouver aussi sur le site du SRI :

http://www.le-sri.com

     

« Recherche la paix et poursuis-là »

      Monseigneur Michel Sabbah, patriarche latin de Jérusalem a publié cette lettre pastorale le 15 septembre 1988. Elle reste d’une brûlante actualité. Son but est d’aider les chrétiens de « Terre Sainte » à vivre à la lumière de l’Evangile les événements qu’ils sont appelés à traverser. Il y développe en particulier le thème d’une justice indispensable pour que se fasse la paix.

Communiqué de la « Commission Justice et Paix » (Jérusalem 6 décembre 2000)

      La Commission fait une analyse précise des origines de l’ « Intifada » actuelle. Elle décrit les violences qui se déroulent et rappelle les possibilités de solutions … avec, entre autres, la mise en application des résolutions de l’O.N.U.

Pax Christi International :  Retour d’une visite en Terre Sainte  (23 février 2001)

      Premières impressions d’un voyage réalisé du 15 au 21 février 2001 par une délégation de Pax Christi. Après avoir décrit le climat rencontré et les contraintes arbitraires subies par les palestiniens, sont à nouveau posées les questions de la ville de Jérusalem, des réfugiés … et celle du silence inquiétant de l’Europe.

Aux origines des événements : la guerre de 1947-1949 - Conférence de Dominique Vidal

      L’expression libre des nouveaux historiens israéliens sur la naissance de l’état d’Israël. Ils remettent en cause l’enseignement officiel donné dans les institutions israéliennes.

La liberté du palestinien, c’est la sécurité de l’israélien

                     Vingt deux prêtres de Loire Atlantique reprenant une phrase de Monseigneur Sabbah lancent un appel vibrant aux chrétiens d’Occident : « Ecouterons-nous la voix de ceux qui crient à la face du monde leur désespoir ? »

 

Editorial - Initiatives - Palestine - Appel - Une RevueLivres- Revues - Annonces - Calendrier - Expérience- Fiches pastorales

A la suite de ce dernier appel, Monseigneur François GARNIER,

archevêque de Cambrai, ancien évêque de Luçon, a publié le texte suivant :

« JERU-SHALOM, JERU-SALAM,
Que la paix vienne dans tes murs ! » (Ps 122, 7)

          Chaque jour, les mêmes images : celle des morts, des mères qui pleurent, des appels à la vengeance et des ripostes de plus en plus violentes ; hier celles des pierres contre les balles en caoutchouc, aujourd’hui celles des explosions kamikazes contre obus et roquettes. Dans le même temps, les deux chefs de gouvernements deviennent chaque jour un peu plus le jouet des opinions brutales qui crient la haine, excitées chacune par leurs extrémistes qui – horreur – osent se servir de Dieu pour justifier leurs folies.

         

          Depuis le 25 juin 1982, dix-huit ans déjà, je garde précieusement un article du « Monde », écrit par Shalom Cohen, ancien député de la Knesset. Voilà ce qu’il dit : « Chaque fois que les Palestiniens font couler le sang, c’est le mien. Chaque fois que le sang palestinien coule, que je le veuille ou non, c’est moi qui l’ai fait couler … Je suis doublement furieux. Contre moi-même, Israélien, et contre eux, Palestiniens. Nous sommes condamnés à un amour fatal, car nous aimons tous deux la même terre. Dans nos crises de folie, nous jurons qu’il n’y a place sur cette terre que pour l’un de nous deux. A nos moments de sobriété, nous savons que finalement nous devrons partager cette terre. Qu’elle devrait être assez grande pour nous contenir tous les deux. Mais notre modération s’exprime en murmure, tandis que notre folie hurle à coups de missiles. Je le croyais dès la création d’Israël et je le crois toujours : les juifs ayant leur Etat, les Palestiniens ont droit au leur … »

         

          Le 9 septembre 1997, je découpais un autre article du « Monde ». Madame Peled-Elckaman, une maman juive, venait de perdre sa fille dans un horrible attentat perpétré par trois jeunes kamikazes palestiniens. Or, elle ne les accuse pas. Elle s’en prend au chef du gouvernement d’alors, en Israël ; elle s’adresse à Monsieur Nétanyahou qu’elle connaît bien et lui dit : « Qu’as-tu fait, Bibi ? Tu as tué ma fille ! ». Elle ajoute : « Ces attentats sont la conséquence directe de l’oppression, de l’esclavage, des humiliations et de l’état de siège imposés par Israël au peuple palestinien … Ces attentats sont le fruit du désespoir et la résultante directe de ce que nous, Israéliens, avons fait jusqu’ici dans les territoires : c’est nous qui fabriquons les terroristes du Hamas … Tout ce que nous faisons dans les territoires, c’est de produire chaque semaine quelques kamikazes potentiels de plus … ».

         

          J’ai souvent lu et relu ces deux articles. Ils sont, je le crois, les plus lucides et courageux de tous ceux que j’ai lus. Ils indiquent l’unique route à prendre pour qu’enfin « Justice et Paix s’embrassent » (Ps 84). Cette route passe nécessairement, je le crois de plus en plus, par la restitution des territoires occupés depuis « la guerre des six jours » en 1967. Ma voix est minuscule, je le sais. Mais depuis plus de trente ans, j’aime trop cette terre et ses deux peuples, et j’aime trop les faire aimer, pour ne pas dire humblement ce que je crois et ce pourquoi je prie.

 (Paru dans Eglise de Luçon, n°21, p. 397-398, le 30/11/00)

GROS PLAN sur une REVUE

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«APPROCHES 92»

                  

                   Avant d’être une revue, « Approches 92 » est une association qui regroupe des musulmans et des chrétiens des Hauts-de-Seine désireux d’un dialogue authentique.

                   Dans ce département plus de 11 % de la population est de tradition musulmane. En 1987, une dizaine de mosquées étaient déjà installées ainsi que de nombreuses salles de prière.

                   A la suite de rencontres importantes à Asnières soit à la mosquée soit à la paroisse catholique, un groupe d’une trentaine de personnes chrétiennes et musulmanes se réunirent alors régulièrement. Ce groupe animé par le Père Michel Jondot et Monsieur Saad Abssi (musulman algérien) donna naissance au mois d’avril 1995 à l’association « Approches 92 ».

                   L’association est le fait de musulmans et de chrétiens désireux de respecter leurs dimensions spirituelles respectives. Mais elle ne dépend d’aucune institution officielle musulmane ou chrétienne.

                   Ceux qui y adhèrent veulent travailler ensemble, dans un climat de dialogue et d’échange, à rendre la vie des quartiers plus humaine et à permettre l’expression culturelle de tous.

                   C’est dans la cité de la « Caravelle », lieu très symbolique à Villeneuve la Garenne, que s’implanta d’abord « Approches 92 ».

                  

                   Ensemble au service de l’homme, les membres d’ « Approches 92 » travaillent dans une triple orientation :

                   Les droits de l’homme

                   La foi qui les anime conduit musulmans et chrétiens lorsqu’ils veulent se rencontrer, à reconnaître toute situation de détresse comme un appel venu de Dieu lui-même.

                   Souci des malades « sans droits », recherche d’emplois pour les chômeurs et pour les jeunes, soutien scolaire, soutien aux sans-papiers … sont ces tâches qui mobilisent l’association.

                   La rencontre des cultures

                   Dans un climat de « laïcité ouverte » permettant en toute liberté l’expression actuelle de tous, l’association s’efforce de permettre le partage des arts de vivre ou des expressions artistiques (musique, calligraphie, tissage traditionnel, art culinaire).

                   La référence spirituelle

                   En affirmant que la référence à Dieu est au point de départ d’une action commune, les membres de l’association souhaitent trouver des occasions de rendre grâces ensemble à Celui en qui ils puisent leurs énergies.

                   C’est aussi dans cet esprit que des conférences sont données et que chaque année un thème d’étude est retenu. 1996-97 : « Religion et violence » ; 1997-98 : « Religion et argent » ; 1998-99 : « Religion et famille » ; 1999-2000 : « Religion et famille » (bis) ; 2000-2001 : « Chrétiens et musulmans pour une Europe nouvelle ».

                   « Approches 92 » est aussi le nom du bulletin de l’association tiré à 2 000 exemplaires. Il reflète la richesse du travail qui s’y réalise. Dans chaque numéro on trouve les rubriques suivantes :

                   Editorial

                   Dossier : habituellement en rapport avec le thème de l’année.

                   Mémoire vivante : des témoignages de vie. (Voir un extrait, ici, page 8).

                   Paroles : des textes recueillis auprès de chrétiens et de musulmans.

                   Actualité : des lieux où le devenir du dialogue entre chrétiens et musulmans est engagé.

                   La vie des antennes : concerne les lieux d’implantation d’ « Approches 92 ». Actuellement : Asnières, Colombes, Petit Nanterre, Vanves, Malakoff, Gennevilliers, Villeneuve-la-Garenne.

« APPROCHES 92 » 9 bis, rue d’Issy, 92170 VANVES – Tél et Fax. : 01 46 45 35 62

http : //www.approches92.com

 


-   LIVRES   -

Editorial - Initiatives - Palestine - Appel - Une RevueLivres- Revues - Annonces - Calendrier - Expérience- Fiches pastorales

 

-        «Chrétiens et Musulmans : que croyons-nous ? »

Roger MICHEL, éd. Conseil international de la langue française, 11 rue Navarin, 75009 Paris, 112 pp., 50 F.

Ce petit livre est une réédition, revue et augmentée, de textes déjà rédigés par Roger Michel, père rédemptoriste. L’objectif : aider les musulmans et les chrétiens à mieux connaître mutuellement leur religion pour leur permettre de mieux vivre ensemble. Des textes significatifs des deux religions ont été choisis pour illustrer de façon suggestive chaque sujet abordé. Il y a beaucoup d’idéaux communs dans les deux religions, mais il circule aussi, dans chacun des deux mondes, beaucoup d’idées reçues et d’erreurs sur l’autre. Afin de respecter parfaitement la liberté de nos amis de l’islam et ne pas vouloir interpréter à leur place ce qui fait l’essentiel de leur foi, cette fois, Roger Michel fait appel à l’un de ses amis musulmans, Eric Geoffroy pour réviser et modifier les textes de l’édition précédente. Dans la modestie, les auteurs de cet opuscule souhaitent ainsi contribuer au rapprochement des uns et des autres par la recherche d’une vérité qui puisse être partagée et trouver une source supplémentaire d’espérer pénétrer davantage l’Amour et le respect de l’Autre.

 

 

-         «Aujourd’hui à Jérusalem»

Michel JONDOT, éditions du Cerf, Paris, 2001, 218 pp., 130 F.

Ce livre est une marche à travers la Bible pour répondre à la tentation fondamentaliste qui fait lire les textes pour légitimer des positions idéologiques telles que la possession d’une terre ou d’un état. L’auteur parcourt donc des textes comme celui du Deutéronome, de Jérémie ou de l’évangile de Luc pour y discerner les traces d’un désir qui ne peut se pervertir en possession, qu’il s’agisse d’une terre ou d’un sens. Cette démarche invite à trouver une nouvelle forme de dialogue religieux, adaptée à notre temps.

 

 

-         «Un récit musulman sur Isaïe»

Jean-Louis DECLAIS, éditions du Cerf, Paris, 2001.

Le texte coranique ne mentionne jamais les grandes figures du prophétisme biblique : Amos,  Osée, Isaïe, Jérémie, Ezéchiel … Et pourtant celui qui fréquente les grands commentaires du Coran découvre de longues pages consacrées à Isaïe, à Jérémie, à Daniel. Leur histoire était connue et racontée, des fragments de leurs oracles étaient cités. L’ouvrage présente un long récit concernant Isaïe. Son auteur, probablement Wahb b. Munabbih, un Yéménite du premier siècle de l’islam, voulut intervenir dans le grand débat qui opposait depuis plusieurs siècles le judaïsme et le christianisme…

 

-        «Raymond Lulle»

Hugues DIDIER, éditions DDB, Paris, 2001 , 175 pp., 115 F.

L’auteur, familier du dialogue islamo-chrétien, a déjà écrit une petite vie de Charles de Foucault. Il présente ici la vie et les méthodes de discussion d’une figure historique : Raymond Lulle (1232-1316) fut l’un des premiers à chercher la façon la plus « rationnelle » et la plus « adaptée » de présenter la pensée chrétienne à un public musulman. Les temps ont bien changés  mais il peut être utile de regarder plus attentivement les succès et les échecs du passé pour mieux vivre notre présent.

 

 

-         «Héros et sarrasins»

Norman DANIEL, éditions Cerf, Paris, 2001.

L’attitude officielle de l’Occident chrétien envers l’islam, celle des théologiens, a fait l’objet de nombreux travaux. En revanche, les attitudes « non officielles » ont été peu étudiées. Elles font l’objet du présent ouvrage. Dans ce livre, l’auteur analyse les idées développées dans les chansons de geste écrites par des poètes pour des laïcs, principalement les soldats. Historien des mentalités, Norman Daniel met ici en lumière l’image que se faisait l’Occident chrétien de l’islam et des arabes.

 

-        «Le point sur l’islam en France»

L.Gruson et M. DIOP, Documentation Française, Paris, 2000, 69 pp.

Ce petit livret peut servir d’aide-mémoire sur les origines et fondements de l’islam, puis sur la composition et l’implantation des musulmans en France. Une troisième partie fait le point des questions juridiques (lieux de culte, aumôneries religieuses, cimetières confessionnels, abattage rituel, etc. En fin de volume, on trouve un glossaire, une bibliographie et quelques adresses utiles. On notera aussi une annexe reproduisant les textes juridiques cités dans le cours du livret.

 

-         «La Tijâniyya. Une confrérie musulmane à la conquête de l’Afrique»

Jean-Louis TRIAUD et David ROBINSON, éditions Karthala, 512 pp., 190 F.

Confrérie souvent controversée, la Tijâniyya a été fondée en l’année 1195 de l’Hégire (1781-1782 de notre ère), à la suite d’une vision du Prophète, dans l’oasis algérienne d’Abû Samghun, par le savant et mystique Ahmad al-Tijânî (1737-1815). Depuis cette date, la Tijâniyya s’est imposée comme la grande confrérie africaine des XIXe et XXe siècles. Au sud du Sahara, son nom est associé au jihâd d’al-Hajj Umar al-Fûtî (1864). Pendant la période coloniale, c’est la confrérie qui a connu, en Afrique de l’Ouest, les plus grands développements. C’est aussi celle qui suscite les passions les plus vives, de la part de tendances soufies rivales ou de mouvements anti-confrériques.

 

-        «Le soufisme»

Mark J. SEDGWICK, éditions du Cerf, 140  pp., 60 F.

Dans l’excellent petit livre, simple, pédagogique, qu’il consacre au soufisme, Mark J. Sedgwick (de l’université américaine du Caire) explique qu’il y a « une sorte de succession apostolique dans le soufisme » : « N’importe quel cheikh, dit-il, est en mesure de vous indiquer sa silsila, la chaîne des cheikhs remontant jusqu’à la source humaine originelle, le Prophète, par lequel le lien ultime est établi avec Dieu. » Même si le soufisme a connu une certaine éclipse au XXe siècle dans le monde arabe, de nouvelles confréries ont continué de voir le jour. En Occident, l’auteur apporte une intéressante distinction entre quatre courants du soufisme, depuis les confréries classiques des migrants aux ordres parasoufis, qui ne sont que des emprunts syncrétiques.

 

-         «Sur les pas de Saint Augustin»

Kébir AMMI, préface d’Abdelaziz Bouteflika, Presses de la Renaissance, 140 pp., 99 F.

Sur les pas d’Augustin, né en 1952, de parents algériens, aujourd’hui enseignant d’anglais dans la région parisienne, l’auteur de deux romans (dont un Thagaste, aux éditions de l’Aube) s’inspire de l’esprit des lieux où se sont déroulés quelques uns des moments clés de la conversion du fils de sainte Monique. De l’enfance à Souk Ahras (actuel nom de Thagaste) au retour définitif en Afrique en passant par le baptême à Milan, l’auteur évoque avec justesse les passions successives d’Augustin et rend proche sa voix intérieure, si contemporaine.

 

-        «Europe et Islam, histoire d’un malentendu»

Franco CARDINI, collection « Faire l’Europe », éditions du Seuil, Paris, 2000, 335 pp., 125 F.

Dans cette étude passionnante, Franco Cardini, professeur d’histoire médiévale à l’université de Florence, tente de reconstituer, dans leurs contextes religieux, psychologiques et historiques propres, les différentes images que l’Europe chrétienne s’est fait de l’islam et des musulmans, la pluralité des conceptions, des préjugés et des désinformations qui ont progressivement conditionné la vision du « Croissant » par la « Croix ». L’auteur décrit parfaitement comment ces images déformées ont elles-mêmes peu à peu déformé et hanté l’imaginaire européen, lequel s’est ainsi barré toute compréhension positive et profonde du fait islamique, et s’est interdit de construire avec l’empire musulman une vraie stratégie de rapports à long terme.

 

 

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/       Futuribles n° 260, Janvier 2001 : « L’univers des croyances »                                          

Cette revue de « prospective interdisciplinaire qui analyse chaque mois ce qui peut advenir et ce qui peut être fait vis-à-vis des grands défis du futur » traite, ce mois-ci, de l’avenir du religieux, particulièrement en France. On y trouve des articles de G. Donnadieu, Y. Lambert, P. Bréchon, F. Champion, J.P. Willaime, J. Joncheray ou D. Hervieu-Léger sur le nouveau rapport de nos contemporains au religieux, et les évolutions perceptibles dans le Christianisme (protestant ou catholique), les nouvelles spiritualités, etc. Une table ronde avec G. Kepel discute de l’avenir du monde musulman et du déclin de l’islamisme.                                                  
(Futuribles - 55, rue de Varenne, 75007 Paris – Tél. : 01 53 63 37 71)

 

/ Transversalités - revue de l’Institut Catholique de Paris, N° 75, Juil.-Sept. 2000

Vient de faire paraître un dossier sur le rapport au texte dans l’islam. Ce travail est le fruit d’un atelier de professeurs de l’I.C.P. qui ont passé trois ans à étudier la façon dont le texte coranique est abordé par les penseurs de l’islam. On note un article sur la nouvelle exégèse des auteurs modernes (J.M. Gaudeul), la lecture rationnelle des Mu’tazilites (F. Jourdan), celle de Nasr H. Abou Zeid, moderniste (S. Arbache) ou celle, idéologique, de Mawdûdî (E. Platti). En écho, des réactions d’un exégète de la Bible (M. Quesnel) et d’un sociologue (J. Joncheray). J. Maïla conclut dans une mise en perspective. Le dossier contient aussi un glossaire.

 

/ Se Comprendre  - 5 rue d’Issy – 92170 Vanves

       Ont paru les numéros suivants :

       N° 00/09      Nov. 2000    Nous et les autres - opinions musulmanes (J.M. Gaudeul) 18 p.
N° 00/10      Déc. 2000    Les Banques islamiques (E. Renaud) 13 p.
N° 01/01      Jan. 2001     Peut-on fonder théologiquement le dialogue islamo-chrétien ? (J.L. Brunin)
N° 01/02      Fév. 2001     L'Islam au carrefour des théologies (J.M. Gaudeul) 12 p.
N° 01/03      Mar. 2001    Tariq Ramadan ou les habits neufs d'une vieille rhétorique !
(F. Fregosi) 14 p.


+   A  N  N  O  N  C  E  S   +

Editorial - Initiatives - Palestine - Appel - Une RevueLivres- Revues - Annonces - Calendrier - Expérience- Fiches pastorales

 

+ Centre Spirituel du Hautmont

31, rue Mirabeau, BP 19, 59420 Mouvaux (T. 03 20 26 09 61 – F. 03 20 11 26 59)

Du 7 avril (14h30) au 8 avril (17h), 23ème rencontre islamo-chrétienne « Foi, engagement », quels liens ? Intervenants : Tareq Oubrou (Imam, recteur de la mosquée de Bordeaux) – Michel Serain (Prêtre, membre du SRI). Une conférence sera donnée le samedi 7 avril par le Docteur Rezvantalab (Responsable du Service Culturel de l’Ambassade d’Iran, l’année 2001 «Pour le dialogue entre civilisations».

 

+ Centre Sèvres

35 bis, rue de Sèvres, 75006 Paris (T. 01 44 39 75 00)

Du 3 au 31 mai, le jeudi de 14h15 à 16h45 : «Lectures de quelques moments clés historiques dans les relations entre islam et christianisme», par Louis Pouzet. Notre situation d’occidentaux et de chrétiens vis-à-vis de l’Islam dépend en partie d’une longue vie commune.

 

+ Abbaye d’Aiguebelle

26230 Montjoyer – contact : Roger Michel (T. 04 75 44 01 96)

Le 28 mai 2001, rencontre islamo-chrétienne à partir de 19h en mémoire des sept frères de Tibhirine. Thème : «les religions entre universalisme et exclusivisme – christianisme et islam». Avec Mgr Henri Teissier,  archevêque d’Alger – Abd-al-Haqq Guiderdoni, Institut des Hautes Etudes Islamiques. Réflexion et temps de prière en commun.

 

+ Mission Etudiante

7, rue Vauquelin, 75005 Paris  (T. 01 55 43 33 10 – F. 01 55 43 33 11).

Voyage en Algérie en juillet 2001. A l’origine du projet, la Mission étudiante catholique de France ; l’Eglise d’Algérie est partie prenante. Quelques jours d’université d’été avec des étudiants algériens ; petits groupes d’activités divers ; halte à la maison des Glycines à Alger avant de repartir.

 

+ Centre Thomas More

La Tourette, Eveux, BP 105, 69210 L’Arbresle  (T. 04 74 26 79 71 – F. 04 74 26 79 99).

Du samedi 31 mars, 10h, au dimanche 1er avril 2001, 16h, des spécialistes des deux religions se retrouvent pour se parler, s’écouter, débattre dans une perspective résolument comparative sur « Les hommes de religion dans l’islam et le christianisme ».

 

 « ISLAM  et  CHRISTIANISME »  

Session de formation pour les chrétiens

L’Islam en France est une réalité que beaucoup souhaitent connaître aujourd’hui. Le Secrétariat pour les Relations avec l’Islam organise depuis plusieurs années une session intensive d’information et de formation pendant une semaine, qui s’adresse aux chrétiens  (laïcs, religieuses, prêtres).  Cette session se tiendra à Orsay (91400) : du dimanche 1er juillet 2001 à 17 h au dimanche 8 juillet  2001 à 14 h

SRI : 71, rue de Grenelle, 75007 Paris (T. 01 42 22 03 23 – F. 01 42 84 30 41) E-mail : sriparis@wanadoo.fr

 

CALENDRIER des FETES MUSULMANES

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Voici les fêtes musulmanes qui s’annoncent dans les douze mois à venir. Les dates données doivent être entendues comme susceptibles de fluctuer d’un jour ou deux en fonction de la possibilité de voir la lune dans nos régions

 

6 mars 2001

Grande Fête (mouton)
(Aïd al-Adha)

 

14 octobre 2001

Al-Isra’wa Al-Mi’raj

26 mars 2001

Jour de l’an « 1422 »
1 Muharram

 

17 novembre 2001

1er Ramadhan

(début du Ramadhan)

4 avril 2001

Ashoura
(Martyre de Husssein)

 

13-14 décembre 2001

Nuit du Destin

4 juin 2001

Naissance de Mohammed
(Mouloud)

 

16 décembre   2001

Aid-el Fitr

(fin Ramadhan)

 

Ces festivités peuvent fournir aux communautés chrétiennes l’occasion d’envoyer leurs vœux de bonne fête à leurs voisins musulmans surtout s’il se trouve un lieu de culte dans la même localité.

E  X  P  E  R  I  E  N  C 

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Musulmane en terre européenne

Le témoignage qui suit est tiré de la revue Approches 92 où étaient mis en regard les réflexions d’une musulmane vivant parmi des chrétiens et celles d’une chrétienne vivant en pays musulman. Le manque de place ne nous a pas permis de mettre l’ensemble. Ces quelques lignes, cependant, nous permettent de juger de la qualité d’un tel échange.                                    

« Je m’appelle Sohella. Je suis née le 5 janvier 1975 dans la banlieue d’Alger où j’ai grandi dans une famille de 15 enfants. Nous avons toujours été très unis et, entre nous, les relations ont toujours été très bonnes, même si j’ai plus de plaisir à rencontrer mes sœurs plutôt que mes frères. Une solidarité très forte unit les huit filles.

 

             J’ai découvert l’Islam en même temps que la vie, dans la maison familiale, à la Casbah d’abord, à Bab-El-Oued ensuite. Ma mère a toujours été profondément croyante et je l’ai toujours vue faire sa prière à la maison. Toute petite, je restait auprès d’elle et j’essayais de l’imiter, pendant le Ramadan surtout. Je suis bien consciente que c’est merveilleux d’être musulmane. J’ai de la chance.

J’ai appris à vivre le Ramadan quand j’étais en Algérie. Mais cela devenait de plus en plus difficile ; j’ai été obligée de quitter le pays et de venir ici. Ce n’était plus supportable ; j’avais constamment peur. Quand j’allais au lycée, nous étions menacés. J’avais fait mes études primaires à la Casbah d’abord et à Bab-El-Oued ensuite. Quand je me suis trouvée au lycée Okna, la situation était angoissante. Des individus nous interdisaient d’aller en classe. Régulièrement des bombes explosaient ici ou là, dans le bus ou en classe. Le jour du bac on nous a fait sortir, au milieu d’une épreuve, pour désamorcer un explosif.

 

             Je vis le Ramadan en France cette année. Je le fais minutieusement et je suis étonnée : la peur a disparu. Quand je quitte la maison, je sais que je rentrerai vivante le soir. Cela change tout ! J’aime ce temps où j’éprouve la faim. Je sens ce que vivent des millions de pauvres tous les jours. Je pense à ceux qui n’ont pas la nourriture nécessaire pour survivre. Je sens que le Ramadan me rapproche de Dieu, de plus en plus.

 

             En France, on peut savourer la joie d’être ensemble pendant le Ramadan. Je vis avec mes trois sœurs. La plupart du temps c’est moi qui fais la cuisine et j’attends que toutes soient rentrées pour qu’on se mette à table. Ce repas pris ensemble est important avant de se mettre à prier.

             J’ai trouvé la paix en quittant l’Algérie. A mon grand étonnement, je rencontre des français qui deviennent de vrais amis et je ne m’y attendais pas. J’ai envie de leur dire un grand « merci » tellement ils sont sympathiques. En tout cas « merci » à Approches 92. Merci pour cette fête à Vanves, la veille du Ramadan. Il est bon de vivre des fêtes ensemble. Nous allons fêter l’Aïd. Ce jour-là nous irons à La Courneuve pour voir notre aînée ; ce jour-là demandons pardon pour nos péchés. Mais Noël aussi a pour nous son importance. Hier, avec mes sœurs, nous avons préparé le sapin. La naissance de Jésus est importante pour les musulmans. »

Sohella

 

 

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RAPPEL

 « Catholiques et Musulmans : un chemin de rencontre et de dialogues »

Fiches pastorales

 

Nom  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Adresse  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Désire recevoir  . . . . . . . . . . . . . . . . . .  exemplaire (s)

Prix à l’unité : 35 F franco de port – A commander au S.R.I. (71, rue de Grenelle, 75007 Paris)

 

 

Abonnements : n’oubliez pas de vous abonner ou de vous réabonner. L’abonnement annuel comprend trois lettres par an et part le 1er janvier de chaque année. Participation aux frais : 50 F, à l’ordre de l’A.R.E.C. (CCP 2629 91 R Paris, à expédier au SRI). Merci.

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