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Novembre 2000 |
La fin du dialogue ?De
partout, parmi les chrétiens comme parmi nos amis musulmans ou croyants
d’autres religions, des protestations se sont élevées contre
le récent document Dominus Jesus du Cardinal Ratzinger «
sur l’unicité et l’universalité salvifique de Jésus-Christ
et de l’Eglise ». Certains ont pensé que ce document signifiait
la fin de tout dialogue et de toute confiance entre les catholiques et
« les autres » ! Qu’ajouter ici à ce concert de protestations
? Je
ne proposerai ici que quelques idées qui me semblent importantes
pour nous, chrétiens et musulmans désireux de trouver une
voie de dialogue et de compréhension réciproque au long de
notre chemin sur la terre avant notre retour à Dieu. La vérité avant tout !Du
document en question que je trouve, effectivement, mal rédigé,
autoritaire et frileux, je retiens, cependant, une première idée
: l’importance dans nos relations de ne pas transiger sur la vérité.
Bien souvent, d’ailleurs, j’ai entendu des musulmans rappeler que le dialogue
ne signifie pas, et ne peut signifier, que l’on va parvenir à des
compromissions sur la vérité, du moins telle qu’elle semble
s’imposer à nous. Ceci peut être source de souffrance. Des
chrétiens peuvent se sentir blessés d’entendre certains de
nos interlocuteurs dire qu’ils tiennent notre Bible pour falsifiée,
notre Christ pour un produit de notre imagination, notre foi pour une forme
de blasphème, etc. De même, des musulmans peuvent éprouver
une vive souffrance à entendre des chrétiens exprimer leur
refus de croire au Coran et en Mohammed. Ne nous cachons pas mutuellement
les vérités qui nous divisent. Le document romain veut redire
la vérité centrale de la foi chrétienne : Jésus
est le verbe de Dieu lui-même venant nous parler sous forme humaine
et nous offrir un pardon total et gratuit qu’il persiste à nous
donner jusque sur la croix. Il continue encore aujourd’hui à s’approcher
de toute personne humaine. C’est là l’idée essentielle de
ce document.
Rappelons-nous
que les évêques de France, à Lourdes, en 1998, nous
avaient ainsi redit que le dialogue impliquait que nous nous reconnaissions
différents : « Trop de rencontres sont manquées
parce que les partenaires refusent d’accepter la différence : soit
en l’ignorant, soit en l’occultant par syncrétisme, soit en cherchant
à imposer sa pensée comme seule référence.»[1]
Le problème est d’apprendre à exprimer la différence
sans rejeter ni condamner le partenaire différent.
Des formules discutables
Le
Cardinal Ratzinger, cependant, semble « en rajouter » dans
plusieurs passages qui ne sont pas étayés par des
documents conciliaires ni par des enseignements des papes successifs[1].
C’est ainsi qu’il nous dit : « On doit donc tenir fermement la
distinction entre la foi théologale et la croyance dans les autres
religions. Alors que la foi est l'accueil dans la grâce de la vérité
révélée…, la croyance dans les autres religions est
cet ensemble d'expériences et de réflexions, trésors
humains de sagesse et de religiosité, que l'homme dans sa recherche
de la vérité a pensé et vécu, pour ses relations
avec le Divin et l'Absolu. » Comment peut-on ainsi avancer gratuitement
que les non-chrétiens, les musulmans en particulier, ne vivent que
d’une élaboration humaine de la vérité alors que l’Islam
met objectivement au centre de sa doctrine l’accueil d’une vérité
révélée dans la prolongation de la révélation
biblique ? Comment oublier que bien des chrétiens, au lieu de vivre
dans l’obéissance et l’accueil de la révélation, ne
retiennent de leur religion qu’un ensemble de rites et de coutumes qu’ils
gardent par héritage national ? Notons, enfin, que cette opposition
radicale entre la « foi » et la « croyance » (ou
« foi » et « religion ») était, il y a quelques
années, la caractéristique d’une certaine théologie
protestante et non catholique[1].
Heureusement, rien dans les documents conciliaires ou pontificaux ne nous
oblige à souscrire à cette interprétation.
Des avancées… malgré tout !
Depuis
plusieurs années, la réflexion théologique chrétienne,
guidée par les papes et le concile, s’est attachée à
discerner les signes de l’action de l’Esprit de Dieu dans le cœur des hommes,
en particulier de ceux qui ne sont pas chrétiens. L’enjeu est, d’abord,
de louer Dieu pour tout ce qu’il réalise de bon dans le monde, et
ensuite de découvrir, dans les autres, des frères et des
sœurs devant Dieu plutôt que des étrangers ou des adversaires.
Le
document Ratzinger, tout préoccupé de montrer que Jésus
est l’unique sauveur du monde, refuse de parler des autres religions comme
si elles étaient des « voies parallèles » ou
« complémentaires ». Du coup, il est obligé de
souligner que ce Jésus est effectivement à l’œuvre de manière
invisible dans les différentes religions, et que « l’Esprit
du Père, que le Fils donne sans mesure les anime tous ».[1]
De façon répétée, il martèle l’idée
que cette action divine se fait sentir dans toutes les religions… Il demande
cependant au théologien chrétien d’attribuer cette action
au Christ, œuvrant invisiblement. Evidemment, un croyant musulman n’offrirait
pas la même interprétation. De façon pratique, ce qui
demeure, c’est que tous nous pouvons « reconnaître et favoriser
le dynamisme divin qui est présent dans l’histoire humaine et la
transforme »[2]
puisque, nous dit le document, « les différents traditions
religieuses contiennent et proposent des éléments de religiosité
qui procèdent de Dieu, et font partie de ce que l’Esprit fait dans
le cœur des hommes et dans l’histoire des peuples, dans les cultures et
les religions »[3]
Ce
document romain nous redit donc clairement que Dieu travaille « à
travers » les religions non-chrétiennes et non « en
dépit de » celles-ci ! Par contre il demande aux théologiens
chrétiens de ne pas en parler dans les termes qu’ils utilisent pour
les sacrements chrétiens.
De
la même façon, le cardinal Ratzinger traite des livres sacrés
des différentes religions. Après avoir dit qu’il réservait
« la qualification de textes inspirés » aux livres canoniques
de l’Ancien et du Nouveau Testament, il ajoute que « Dieu ne manque
pas de se rendre présent de manière multiformenon seulement
aux individus mais encore aux peuples, par leurs richesses spirituelles
dont les religions sont une expression principale et essentielle, bien
qu'elles comportent “des lacunes, des insuffisances et des erreurs”. Par
conséquent, les livres sacrés des autres religions qui de
fait nourrissent et dirigent l'existence de leurs adeptes, reçoivent
du mystère du Christ les éléments de bonté
et de grâce qu'ils contiennent ».[1] En
résumé, justement parce qu’il voit le Christ invisiblement
présent dans tout dynamisme divin à l’œuvre dans le monde,
le document romain reconnaît la présence de ce dynamisme dans
les autres religions, à commencer dans l’Islam. Il insiste, même,
plus fortement qu’auparavant sur le fait que cette action divine passe
à travers des médiations multiples, en particulier par les
religions non-chrétiennes. Notre regard sur l’Islam et sur la foi
des musulmans devrait y puiser un renouveau de sympathie et de discernement.
Du moins nous l’espérons. J.M.
Gaudeul
Secrétariat pour les Relations avec l’Islam |
Reprendre le chemin de la paix : justice
et dialogueFace aux événements tragiques qui se déroulent en Israël et dans les territoires occupés, il faut à nouveau rappeler que, selon l'enseignement de l'Eglise, la paix ne peut se construire que sur la justice et le dialogue. Comme le rappelait Mgr Michel Sabbah, patriarche latin de Jérusalem, en septembre 1998, "Nul n’a le pouvoir, sous aucun prétexte, de demander à des opprimés de se taire et de ne pas réclamer leurs droits, car la paix ne peut pas se fonder sur la violation ou l’abandon de ses droits, c’est-à-dire sur l’injustice". Confiant dans le processus de paix lancé à Oslo en 1993, il soulignait que « le dialogue est la voie pour arriver à la paix ». Seul le dialogue permet à chacun de comprendre l’ "autre" : son histoire, ses choix, ses convictions, ses peurs. Or le dialogue est rompu quand la violence éclate. Et la violence éclate quand disparaît, dans l'esprit des victimes d'injustices durables, l'espoir de les voir enfin cesser. C'est un cercle infernal, dont on ne sortira qu'en reprenant le processus de paix au point où il a été, hélas, interrompu par ceux qui préfèrent imposer leur volonté par la force plutôt que d'accepter les compromis indispensables, notamment sur Jérusalem. Seule la négociation dégagera une solution fondée sur la justice, dans le respect du droit international. Pour nous, chrétiens, la paix n'est pas une option parmi d'autres : elle représente la volonté de Dieu pour tous les hommes. Comment se dire croyant si l'on méprise les droits des autres, si l'on tolère que des injustices se perpétuent ? Le devoir de bâtir la paix sur la justice doit primer sur toutes les préférences que nous pouvons éprouver pour tel ou tel des acteurs de ce conflit. Ces événements n'ont pas encore eu de répercussions tragiques chez nous, mais les risques d'affrontements entre communautés ne peuvent être exclus. Ils nuiraient gravement au dialogue entre communautés religieuses auxquels nous sommes habitués dans notre pays. Les chrétiens de France ont à rester vigilants et à prendre des initiatives pour faire baisser la tension et favoriser tout dialogue, notamment entre les jeunes générations. Justice et
Paix-France
10 octobre 2000 Justice
et Paix-France est un service de la conférence des évêques
de France, chargé des questions de justice internationale et de
paix.Tél 01 45 44 26 14 |
Communiqué JMF
(Jeunes Musulmans de France)Suite à la nouvelle vague d’horreur qui a frappé le peuple palestinien, les commentaires entendus ici et là et les débordements susceptibles de troubler la France, JMF, Jeunes Musulmans de France souhaite apporter quelques précisions de première importance. Tout d’abord, aucun amalgame quel qu’il soit, n’est tolérable. La colère qui doit légitimement s’exprimer ne concerne en rien les juifs de France mais bel et bien les juifs israéliens qui se sont montrés coupables de tant de haine et de souffrance en Terre de Palestine. En effet, c’est plus d’une centaine de morts et des milliers de blessés qui depuis la terre sainte exhortent tous les français, toutes religions confondues, à condamner sans réserve les crimes de ces israéliens. A ce titre, JMF en appelle ici à la vigilance des garants de la République et aux autorités de l’État, quant aux craintes que nourrissent les dérives communautaristes aux quelles contribuent les Institutions juives de France. Nous leur rappelons qu’ils sont avant tout des citoyens français et les invitons à se démarquer et condamner officiellement et clairement les exactions perpétrées par les israéliens. En outre JMF tient à rappeler qu’il est au moins un but commun qui s’impose aux trois religions monothéistes de notre pays, c’est celui de construire et veiller à la paix sociale. Que chacun prenne ses responsabilités dans l’intérêt de tous. Quant à la Paix ? Il y a ceux qui en rêvent ; il y a ceux qui s’emploient à la bâtir et qui parfois meurent pour elle ; et il y a ceux qui la détruisent et ruinent tous les espoirs. La Paix est pourtant le souhait de tout homme civilisé à condition que l’on s’impose le devoir de mémoire, que les injustices soient réparées et que les coupables soient jugés et condamnés. Sans cela, parler de paix est une pure illusion. Nous déplorons l’amnésie qui semble frapper bon nombre de "bonnes volontés" et qui résume la gravité de ce drame par les quelques poussées de violences – que nous condamnons par ailleurs – que la France a connu ces derniers jours. JMF invite tous les hommes de foi à prier Dieu pour qu’enfin, dans la justice et le respect, ces hommes et ces femmes connaissent la paix. Nantes, le 14 octobre 00
Jeunes Musulmans de France |
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Site internet du S.R.I.Le
S.R.I. vient de se donner un site internet que l’on pourra trouver désormais
à l’adresse suivante :
Certaines de ses pages sont encore en cours de construction, mais on peut déjà y trouver un certain nombre de documents et de liens avec d’autres sites chrétiens ou musulmans à travers le monde. Espérons que ce site servira à améliorer nos liens et nos échanges. |
Le groupe de la région parisienne avaitréalisé en 1996 un document relatant son expérience : « Dossier du groupe des foyers islamo-chrétiens ». Cette initiative correspondait ausouci des membres du groupe de partager leurs découvertes avec les autres couples islamo-chrétienset en particulier avec les plus jeunes d’entre eux. Dans cette préoccupation, plusieurs objectifs ont été décidés au cours de la rencontre de Pentecôte 2000 :
· Efforts decommunication des différents groupes et, à terme, de fédérationde ces groupes dont chacun doit conserver son originalité et son autonomie
·Courtes sessions à l’intention des couples désireux d’une connaissance de l’Islam et du Christianisme.
·Création d’unsite internet des couples islamo-chrétiens.
·Rédaction d’unrecto-verso, facile à communiquer, sur les couples islamo-chrétiens avec quelques références pratiques.
Cesdifférents projets sont en cours de réalisation.
Voici les fêtes musulmanes qui
s’annoncent dans les douze mois à venir. Les dates données
doivent être entendues comme susceptibles de fluctuer d’un jour ou
deux en fonction de la possibilité de voir la lune dans nos régions.
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(Mi`râj) |
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(Aïd al-Adha) |
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1 Muharram |
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(Laylat al-Qadr) |
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(Martyre de Husssein) |
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(Aïd al-Fitr) |
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(Mouloud) |
C.P.D.I.
Cheminer
ensemble –L’Eglise catholique en dialogue avec les traditions religieuses
du monde (Lib. Editrice
Vaticana, Vatican, 1999, 143 pp.)
Ce petit livret se veut être une courte introduction aux nouveaux liens que le Catholicisme entend nouer avec les diverses religions du monde. Sont ainsi successivement présentées les religions suivantes : les religions traditionnelles, l’hindouisme, le bouddhisme, le jaïnisme, le shintô, le confucianisme, le taoïsme, le judaïsme, l’islam et le zoroastrisme. Pour le judaïsme et l’islam, s’intercalent deux textes de Jean-Paul II sur le dialogue. Chaque chapitre est suivi d’une courte bibliographie.
Maurice PIVOT Un nouveau souffle pour la mission (Paris, Atelier, 2000, 203 pp.)
L’auteur enseigne au grand séminaire d’Issy les Moulineaux. Il commence par rappeler l’histoire récente de la théologie de la mission et les divers courants qui ont traversé les milieux chrétiens dans ce domaine. Il invite ensuite le lecteur à repenser la mission dont le cœur est le témoignage (un dire qui reste lié à l’être) qui se situe entre sa source – une initiative divine – et un but, une visée, qui s’ouvre à la rencontre du Dieu qui vient. Un livre à lire absolument.
Jean-Marie GAUDEUL « Que penser des autres ? (Débat entre courants incompatibles)», in : Se Comprendre, N° 00/09, Novembre 2000, 18 pp.
On connaît la revue « Se Comprendre » qui publie dix dossiers par an sur l’Islam ou sur la rencontre islamo-chrétienne. Le dernier dossier est fait de deux textes où deux imams s’expriment sur la « théologie de l’autre » en Islam. Est-il un mécréant ? ou peut-être un frère ? Deux attitudes qui se veulent fondées sur le texte même du Coran et qui nous révèlent que l’islam actuel est traversé de courants incompatibles et pourtant issues des mêmes sources[1].
Dennis GIRA & Jacques SCHEUER (dir) Vivre de plusieurs religions – Promesse ou illusion ? (Paris, Atelier, 2000, 205 pp.)
Au moment où les autorités romaines s’inquiètent du relativisme qui sévit dans certains milieux, des spécialistes de différentes religions – surtout orientales - rendent compte des débats tenus lors d’une rencontre à Bruxelles en novembre 1999. Leur réflexion est habituellement fondée sur l’expérience du dialogue et du compagnonnage de vie avec les croyants d’autres univers religieux. Ils en tirent la conviction que « s’il est vrai que l’Esprit souffle où il veut, il n’est pas du tout vrai qu’il souffle partout ! Ni en nous, ni en les autres ! » D’où la nécessité de combiner « espérance » et « discernement ».
Antoine MOUSSALI Judaïsme, christianisme et islam – étude comparée (Ed. de Paris, Paris, 2000, 492 pp.)
En suivant un ordre alphabétique, l’auteur, prêtre lazariste libanais actuellement en France, donne une présentation thématique des trois religions dont la matrice sémitique commune ne saurait cacher les profondes différences. Le livre présente clairement les convergences et les divergences. La difficulté de ce genre d’approche est celle de comparer (ou d’opposer) une pensée type de chacune des religions en présence. A une époque où toutes ces religions ont vu éclore en leur sein des courants très divers et parfois contraires il n’est pas toujours possible de rendre compte de l’extraordinaire complexité qui en résulte dans les rapports entre ces univers religieux qui ne se laissent pas réduire à leur pensée « classique ». Ce livre, cependant, peut baliser la route pour l’essentiel.
Geneviève COMEAU « La Christologie à la rencontre de la théologie des religions », in : Etudes, N° 3931-2, juillet-août 2000, p. 57-69.
Que signifie confesser le Christ comme unique médiateur du salut quand la théologie prend au sérieux la diversité des religions du monde ? Le mystère pascal, au cœur du renouveau de la christologie, peut-il aider à penser la présence du Ressuscité à tout être humain ?
Pierre CHOUCHAN Couples mixtes pour le meilleur et pour le pire – voyage dans l’intimité des familles juives et non-juives (Romillat, Paris, 2000, 223 pp .)
Cet ouvrage se présente comme une enquête dans notre société française. Les couples islamo-chrétiens tireront peut-être quelque profit à lire un livre qui, dans un contexte légèrement différent, aborde les problèmes mêmes qui les préoccupent : « un long chemin ensemble »… « vieilliront-ils ensemble ? »… « et les enfants dans tout çà ? » La deuxième partie de l’ouvrage est faite d’une série de réflexions (une vingtaine) offertes par des croyants juifs ou chrétiens sur le sujet de la mixité religieuse.
Catherine WIHTOL DE WENDEN Faut-il ouvrir les frontières ? (Sciences-Po, Paris, 1999, 115 pp.)
Petite plaquette écrite par une sociologue très au fait des problèmes de migrations contemporaines. Elle y présente les mécanismes qui amènent les gens à migrer et les conséquences de l’ouverture ou de la fermeture des frontières au niveau économique comme à celui des droits de l’homme et de l’identité culturelle.
Maud LARROYE L’Univers d’opinion catholique au regard de son rapport à l’altérité : la presse catholique, ses lecteurs et l’affaire du voile (DEA de Science Politique, Univ. Lyon II, Sept. 2000, 179 pp.)
Thèse universitaire sur un sujet très particulier qui nous concerne particulièrement.
Dossier « L’Eglise et l’Islam en France » in : Questions Actuelles, N° 15, Sept.-Oct. 2000, 50 pp.
Dossier sur la déclaration des Evêques sur l’attitude de l’Eglise catholique à l’égard de l’Islam de France ainsi qu’une introduction aux fiches pastorales du SRI, au dossier sur les mariages islamo-chrétiens et les fiches pastorales du Catéchuménat. Très utile et important. A lire.
Chemins de Dialogue, N° 16, novembre 2000 : On y trouvera en particulier une conférence magistrale de J.M. Aveline sur « L’engagement de Dieu et la mission de l’Eglise », suivie d’un dossier sur Bouddhisme et Occident. On lira aussi avec intérêt l’article de Christian Delorme, « Compagnon de route de l’Islam », ainsi que « La rencontre au quotidien » vécue dans le diocèse de Rabat (Maroc) et la recension de Mgr Jean-Luc Brunin sur l’ouvrage de Tariq Ramadan, Etre musulman européen.
Eric GEOFFROY, L’instant Soufi (Actes Sud, collection « le souffle de l’esprit », 2000, 39 F).
Cet
élégant petit fascicule de 45 pp. est une méditation
personnelle et limpide de l’auteur sur le soufisme.
« Politique et religion en pays d’islam – diversités méditerranéennes », in Confluences, N° 33, Printemps 2000.
Cette revue trimestrielle présente régulièrement des dossiers sur des sujets précis. Celui qui est présenté ici fournit un supplément d’information qui permet de situer dans une perspective plus large l’évolution des musulmans de France dans le cadre d’une république laïque.
Rahal BOUBRICK Saints et société en Islam. La confrérie ouest saharienne Fâdiliyya (Paris, CNRS, 2000, 207 pp.)
Rachida
CHIH, Le Soufisme au quotidien Confréries d’Egypte au XXe
siècle(Arles, Actes Sud, 2000, 361 pp.)
LetémoignagedeMostafaEn
préparation au diaconat, un chrétien eut l’occasion réfléchir
à cet engagement avec un de ses amis musulmans. Ce dernier témoigne
de ce que ces dialogues suscitèrent en lui.
Chrétiens
et musulmans, nous ne nous sommes pas toujours aimés et respectés
comme Dieu nous le demande. Malheureusement ce manque d’amour réciproque
n’existe pas seulement dans l’histoire, mais aussi dans la réalité
présente Toutefois, il est en même temps important d’œuvrer
pour lutter contre les maux qui rongent l’humanité ; tel l’ignorance
des autres, le refus du devoir de la solidarité, la haine, la discrimination
fondée sur la race, la couleur ou la religion. Il y a là
une grande entente entre nos religions pour la condamnation de ces maux
et ces fautes.
L’amitié
entre les diverses communautés doit être au-delà des
frontières, des diversités raciales, culturelles, religieuses.
Nous sommes donc invités à nous aimer les uns les autres
au nom de notre croyance, car l’amour authentique est en effet au cœur
du comportement du croyant il est en même temps important de relever
et de rendre concret les nombreuses situations où la convivialité
entre les différentes communautés était pacifique
et fructueuse. Ma pensée envers Louis ne peut être que positive
et au fond de mon cœur je lui souhaite (mais aussi à toute sa famille)
son acceptation par amour parmi les autres, qu’on l’aide pour réaliser
sa mission et qu’on lui facilite la tâche afin qu’il puisse transmettre
à son tour son engagement par les actes et pour permettre à
d’autres d’être un maillon de la chaîne humaine d’amour, de
paix, de solidarité et de fraternité.
En
tant que musulman, je lui et vous souhaite tous la paix, la joie de vivre
et la réussite |
S.R.I.
(Organisme de la Conférence Episcopale Française)-71,
rue de Grenelle, 75007 PARIS
Tél. 01 42 22 03 23-Fax. 01 42 84 30 41- E-Mail : sriparis@wanadoo.fr
I.S.S.N. 0996 – 6935