Page d'accueil Objectifs - Lettre du SRI - Correspondants - Session d'été   - Actualité  - Foyers mixtes  - Archives - Textes  - Instruments - Liens

Début - Editorial   - Documents - Annonces  -  Initiatives  - Livres - Revues  -  Témoignage - Abonnement

 

LETTRE n° 99
Juin 2009

S.R.I. (Organisme de la Conférence Episcopale Française) - 71, rue de Grenelle, 75007 PARIS
Tél. 01 42 22 03 23 - Fax. 01 42 84 30 41 - E-Mail  :
contact@le-sri.com  -  I.S.S.N. 0996 – 6935

Benoît XVI, pèlerin du dialogue, de la justice et de la paix… et nous ?

Le voyage en Jordanie, Israël et dans les territoires palestiniens, du 8 au 15 mai 2009, du pape Benoît XVI marque certainement un tournant dans les relations entre catholiques et musulmans. Dès son arrivée à Amman, le pape a dit « son profond respect pour la communauté musulmane ». La page de Ratisbonne se tourne, même s’il reste à en convaincre les opinions publiques musulmanes. Les discours échangés, à la mosquée Al Hussein, entre le prince Ghazi et le Pape, en témoignent, c’est pourquoi nous en donnons de larges extraits. Pour Benoît XVI, ces relations se fondent non seulement sur le respect mutuel mais sur la foi au Dieu unique et créateur de l’univers et des êtres humains. Il a invité chrétiens et musulmans à témoigner ensemble de ce que la foi au Dieu unique et l’usage de la raison peuvent permettre pour le service de l’humanité.

Chaque fois qu’il l’a pu, Benoît XVI a associé Juifs, Chrétiens et Musulmans, tant dans ses prières (cf. le billet glissé dans le mur occidental) que dans ses discours, soulignant la source commune qui permet la rencontre : « Ici les trois grandes religions monothéistes du monde se rencontrent, nous rappelant ce qu’elles ont en commun. Chacune croit en un Dieu unique, créateur et régissant toute chose. Chacune reconnaît en Abraham un ancêtre, un homme de foi auquel Dieu accorda une bénédiction spéciale. » (Discours sur l’esplanade des mosquées à Jérusalem, 12 mai 2009).

Benoît XVI ne s’est pas contenté de paroles, il y a joint des gestes. A Jérusalem, il entré dans le Dôme du Rocher, visitant ainsi le troisième lieu saint de l’islam. Puis, allant à pied de l’esplanade des mosquées au mur occidental, il a ainsi relié des lieux saints importants pour les musulmans et pour les juifs. A Nazareth, lors d’une rencontre avec des responsables religieux, il n’a pas hésité à se lever et à saisir les mains d’un rabbin et d’un responsable druze, murmurant avec les autres participants la psalmodie d’un autre rabbin qui implorait Dieu pour le don de la paix, en arabe, hébreu, anglais et latin. Qui aurait pu imaginer un tel écho donné par Benoît XVI au geste de Jean-Paul II à Assise, le 28 octobre 1985, donnant la main aux représentants de toutes les religions du monde, réunis pour prier Dieu pour la paix du monde ? Démenti infligé à tous ceux qui parlaient d’une rupture dans le dialogue interreligieux entre Jean-Paul II et Benoît XVI !

Tout au long de son voyage, le pape a conjugué la solidarité manifestée avec les chrétiens d’Orient et la rencontre des musulmans, refusant d’opposer l’une à l’autre mais au contraire les conjuguant. Quelle invitation pressante aussi pour nous !

Ce dialogue interreligieux « trilatéral », Benoît XVI le veut au service de la paix. Cette paix Benoît XVI l’a demandée pour les deux peuples, l’israélien et le palestinien, en reprenant les paroles de Jean-Paul II : « Il n’y a pas de paix sans justice, pas de justice sans pardon. » Proche de la souffrance des palestiniens, demandant la levée de l’embargo contre Gaza, redisant au moment de son départ qu’« Une des plus tristes images au cours de ma visite sur ces terres a été le mur. » Il  a aussi  voulu, en témoin, interpeller la communauté internationale à laquelle Mgr Fouad Twal, patriarche latin de Jérusalem reproche son indifférence « insensible à l’agonie par laquelle passe la Terre Sainte depuis 61 ans, sans vouloir vraiment se réveiller pour trouver une solution juste. »

Des musulmans engagés en France dans le dialogue avec les chrétiens voient dans ce voyage un encouragement à continuer, malgré les difficultés ou les oppositions, à nous retrouver, à construire ensemble des ponts pour vivre ensemble et servir la paix.

Bref, le pape a joué son rôle de veilleur et d’éveilleur, à nous d’œuvrer ensemble pour que les murs soient effectivement abattus, ceux de pierre ou de béton mais aussi ceux qui sont dans les têtes et les cœurs là-bas mais parfois aussi ici. Que Dieu nous accorde pour cela sa grâce et Son Esprit !

Christophe Roucou

Nous publions des extraits des principaux discours sur les relations entre chrétiens et musulmans. Tous les textes sont publiés par la Documentation catholique, disponibles sur le site de La Croix.com. ou sur demande, au SRI.

Début - Editorial   - Documents - Annonces  -  Initiatives  - Livres - Revues  -  Témoignage - Abonnement


Voyage de Benoît XVI en Jordanie, Israël, Palestine

Extraits du discours du Prince Ghazi à Benoît XVI, Amman, 9 mai 2009

"Pax Vobis". A l’occasion de cette visite historique à la mosquée Roi Hussein Bin Talal, ici à Amman, je souhaite à Votre Sainteté, pape Benoît XVI, la bienvenue.

 D’abord en tant que musulman. Je souhaite aujourd’hui la bienvenue à Votre Sainteté, parce que je sais que cette visite est un geste délibéré de bonne volonté et de respect mutuel de la part du chef spirituel suprême et du pontife de la plus vaste dénomination de la plus grande religion du monde envers la deuxième plus grande religion du monde. En effet, les chrétiens et les musulmans représentent 55% de la population mondiale. (…)

 Ce geste est d’autant plus remarquable que votre visite en Jordanie est d’abord un pèlerinage spirituel en Terre Sainte chrétienne, et en particulier sur le site où Jésus-Christ reçut le baptême de la main de Jean-Baptiste à Béthanie, sur l'autre rive du Jourdain (Jean 1, 28 et 3, 26). (…)

 Je dois aussi remercier Votre Sainteté d'avoir exprimé des regrets après votre discours à Ratisbonne, le 13 septembre 2006, pour le tort causé aux musulmans. (…)

 Les musulmans se sont sentis blessés dans leur amour pour le prophète, qui est, comme le dit Dieu dans le Saint Coran, plus proche des croyants qu'ils ne le sont eux-mêmes. Donc, les musulmans ont aussi particulièrement apprécié l'éclaircissement donné par le Vatican, selon lequel ce qui a été dit à Ratisbonne ne reflétait pas l'opinion de Votre Sainteté, mais était simplement une citation dans un discours académique. (…)

Je vous remercie de l'affectueux accueil que vous avez fait à l’historique "Parole commune entre vous et nous", la lettre ouverte du 13 octobre 2007 écrite par 138 éminents spécialistes musulmans du monde entier, dont le nombre continue à augmenter. Un résultat de cette initiative qui, en se basant sur le Saint Coran et sur la Sainte Bible, a reconnu la primauté de l'amour de Dieu et de l’amour du prochain à la fois dans le christianisme et dans l'islam, est que le premier séminaire du forum international catholico-musulman a eu lieu au Vatican, sous la direction personnelle de Votre Sainteté, du 4 au 6 novembre 2008. (…)

  Maintenant, je ne peux pas ne pas rappeler les paroles de Dieu dans le Saint Coran : "Tous ne sont pas égaux". Certaines personnes des Ecritures forment une communauté juste, ils récitent les versets la nuit en se prosternant. Ils croient en Dieu et au dernier jour, ils aiment la décence et interdisent l'indécence, ils rivalisent entre eux de bonnes œuvres. Ce sont des justes, et toute bonne action qu’ils accomplissent ne leur sera pas déniée parce que Dieu connaît ceux qui Le craignent. Je rappelle aussi ces paroles de Dieu : "Et vous trouverez, et vous trouverez en vérité, que les plus proches des croyants sont ceux qui disent : vraiment nous sommes chrétiens. Cela parce que certains d’entre eux sont prêtres et moines".

Je souhaite maintenant la bienvenue à Votre Sainteté en tant que hachémite et descendant du prophète Mahomet. Je vous souhaite aussi la bienvenue dans cette mosquée de Jordanie, en rappelant que le prophète accueillit ses voisins chrétiens de Nejran à Médine et qu’il les invita à prier dans sa mosquée, ce qu’ils firent en harmonie, sans que les uns compromettent la croyance religieuse des autres. Cela aussi constitue une leçon d’une inestimable valeur dont le monde doit absolument se souvenir.

Je vous souhaite encore la bienvenue en tant qu’arabe et descendant direct d’Ishmael Ali-Salaam, de qui, selon la Bible, Dieu aurait fait sortir une grande nation, en restant près de lui (Gn 21, 18-20).

( …) L’hospitalité arabe, ce n’est pas seulement aimer, donner et aider, c’est aussi être généreux d’esprit et donc savoir apprécier. En 2000, au moment de la visite du regretté pape Jean-Paul II en Jordanie, je travaillais avec les tribus jordaniennes et des gens ont dit qu’ils appréciaient vraiment le pape. Comme on leur demandait pourquoi, puisqu’il était chrétien et eux musulmans, ils ont répondu en souriant : "Parce qu’il nous a rendu visite". Certainement Jean-Paul II et vous-même, Saint-Père, auriez pu aller immédiatement en Palestine et en Israël, mais au contraire vous avez choisi de commencer votre pèlerinage par une visite chez nous, en Jordanie, et nous l’apprécions.

Enfin, je vous souhaite la bienvenue en tant que Jordanien. En Jordanie, tout le monde est à égalité devant la loi, indépendamment de la religion, de la race, de l'origine ou du sexe, et ceux qui travaillent au gouvernement doivent faire tout le possible pour protéger tout le monde dans le pays, avec compassion et justice. (…)

Aujourd’hui, les chrétiens de Jordanie ont droit à 8% des sièges au parlement et à des quotas semblables à tous les niveaux de gouvernement et de société, même si en réalité ils sont moins nombreux que prévu.

      Donc, aujourd’hui, en Jordanie, les chrétiens prospèrent, comme d’ailleurs ils l’ont fait au cours des deux cents dernières années, dans la paix et l’harmonie, avec de la bonne volonté et des relations authentiquement fraternelles entre eux et avec les musulmans. (…) En effet, les chrétiens jordaniens sont peut-être la plus ancienne communauté chrétienne du monde. Pour la plupart, ils ont toujours été orthodoxes, attachés au patriarcat orthodoxe de Jérusalem en Terre Sainte qui est, Votre Sainteté le sait mieux que moi, l’Eglise de saint Jacques, fondée pendant la vie de Jésus.

Beaucoup d’entre eux descendent d’anciennes tribus arabes et, au cours de l’histoire, ils ont partagé le sort et les luttes des musulmans. (…)

Non seulement les Jordaniens chrétiens ont toujours défendu la Jordanie, mais ils ont contribué infatigablement et patriotiquement à sa construction, jouant des rôles importants dans les domaines de l'éducation, de la santé, du commerce, du tourisme, de l'agriculture, de la science, de la culture et dans beaucoup d’autres secteurs. Tout cela pour dire que, alors que Votre Sainteté les considère comme ses coreligionnaires chrétiens, nous les considérons comme nos compatriotes jordaniens et ils font partie de cette terre comme la terre elle-même. J’espère que cet esprit unitaire jordanien d’harmonie interreligieuse, de bienveillance et de respect mutuel, sera un exemple pour le monde entier et que Votre Sainteté le portera à des endroits comme Mindanao et dans certaines parties de l'Afrique sub-saharienne, où les minorités musulmanes subissent de fortes pressions de la part de majorités chrétiennes, et aussi en d’autres endroits où c’est l’inverse qui se produit.

Aujourd’hui, comme j’ai accueilli Votre Sainteté à travers quatre aspects de ma personnalité, je vous reçois aussi à travers quatre aspects de la vôtreJe reçois en vous le leader spirituel, souverain pontife et successeur de Pierre pour 1,1 milliard de catholiques qui vivent partout à côté de musulmans et que je salue en vous recevant.

Je reçois en vous le pape Benoît XVI, vous dont le pontificat est caractérisé par le courage moral d’agir et de parler selon votre conscience, indépendamment des modes du moment. (…)

Je reçois en vous le chef d’Etat, qui est aussi un leader mondial et global sur des questions vitales de morale, d’éthique, d’environnement, de paix, de dignité humaine, de soulagement de la pauvreté et de la souffrance et même de crise financière mondiale.

Je reçois en vous, enfin, un simple pèlerin de paix qui vient avec humilité et gentillesse prier là où Jésus-Christ, le Messie – la paix soit avec lui ! – a été baptisé et a commencé sa mission il y a 2 000 ans.

       Alors, bienvenue en Jordanie, Saint-Père, pape Benoît XVI ! Dieu dit dans le Coran : "Que la paix soit avec les messagers et que Dieu, le Seigneur des mondes, soit loué".

Extraits du discours du pape Benoît XVI
lors de sa visite à la mosquée Al-Hussein Bin-Talal, Amman, 9 mai 2009

"C'est une source de grande joie pour moi de vous rencontrer ce matin dans ce lieu magnifique. Je souhaite remercier le Prince Ghazi Bin Muhammad Bin Talal pour ses aimables paroles de bienvenue.

 (…) Des lieux de culte, comme cette splendide Mosquée Al-Hussein Bin Talal du nom du révéré Roi défunt, se dressent comme des joyaux sur la surface de la terre. Les anciens comme les modernes, les plus splendides comme les plus humbles, tous ces édifices nous orientent vers le Divin, l’Unique transcendant, le Tout-Puissant. A travers les siècles, ces sanctuaires ont attiré des hommes et des femmes dans leur espace sacré pour qu’ils s’arrêtent, qu’ils prient, pour qu’ils reconnaissent la présence du Tout-Puissant et pour qu’ils confessent que nous sommes tous ses créatures.

 Pour cette raison, nous ne pouvons pas manquer d'être interpellés par le fait qu'aujourd'hui (…), certains soutiennent même que la religion est nécessairement une cause de division dans notre monde ; et ils prétendent que moins d’attention est prêtée à la religion dans la sphère publique, mieux cela est. Certainement et malheureusement, l’existence de tensions et de divisions entre les membres des différentes traditions religieuses, ne peut être niée. Cependant, ne convient-il pas de reconnaître aussi que c’est souvent la manipulation idéologique de la religion, parfois à des fins politiques, qui est le véritable catalyseur des tensions et des divisions et, parfois même, des violences dans la société ? Face à cette situation, où les opposants à la religion cherchent non seulement à réduire sa voix au silence, mais à la remplacer par la leur, la nécessité pour les croyants d’être cohérents avec leurs principes et leurs croyances est ressentie toujours plus vivement. Musulmans et chrétiens, précisément à cause du poids de leur histoire commune si souvent marquée par les incompréhensions, doivent aujourd’hui s’efforcer d’être connus et reconnus comme des adorateurs de Dieu fidèles à la prière, fermement décidés à observer et à vivre les commandements du Très Haut, miséricordieux et compatissant, cohérents dans le témoignage qu’ils rendent à tout ce qui est vrai et bon, et toujours conscients de l’origine commune et de la dignité de toute personne humaine, qui se trouve au sommet du dessein créateur de Dieu à l’égard du monde et de l’histoire.

 (…) Les nombreuses initiatives de dialogue interreligieux soutenues par la famille royale, par la communauté diplomatique, et parfois entrepris en coordination avec le Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux sont aussi dignes d’éloge. Cela inclut le travail actuel accompli par l’Institut Royal pour les Etudes Interreligieuses et pour la Croyance Islamique, le Message d’Amman de 2004, le Message interreligieux d’Amman de 2005 et, plus récemment, la lettre Common Word (Parole commune) qui faisait écho à un thème consonant à celui de ma première Encyclique : le lien indissoluble entre l’amour de Dieu et l’amour du prochain, et la nature fondamentalement contradictoire de l’usage de la violence et de l’exclusion au nom de Dieu (cf. Deus caritas est, n.16).

 

De telles initiatives conduisent clairement à une meilleure connaissance réciproque, et elles favorisent un respect grandissant à la fois pour ce que nous avons en commun et pour ce que nous comprenons différemment. Ainsi, devraient-elles pousser les Chrétiens et les Musulmans à explorer toujours plus profondément la relation essentielle entre Dieu et ce monde de telle façon que nous puissions nous efforcer d’assurer que la société s’établisse en harmonie avec l’ordre divin.  (…)

 

Chers amis, je désire aujourd’hui mentionner une tâche dont j’ai parlé à de nombreuses reprises et dont je crois fermement que Chrétiens et Musulmans peuvent la prendre en charge, particulièrement à travers leurs contributions respectives à l’enseignement et à l’éducation ainsi qu’au service public. Il s’agit du défi de développer en vue du bien, en référence à la foi et à la vérité, le vaste potentiel de la raison humaine. Les Chrétiens parlent en effet de Dieu, parmi d’autres façons, en tant que Raison créatrice, qui ordonne et gouverne le monde. Et Dieu nous rend capables de participer à sa raison et donc d’accomplir, en accord avec elle, ce qui est bon. Les Musulmans rendent un culte à Dieu, le Créateur du ciel et de la terre, qui a parlé à l’humanité. En tant que croyants au Dieu unique, nous savons que la raison humaine est elle-même un don de Dieu et qu’elle s’élève sur les cimes les plus hautes quand elle est éclairée par la lumière de la vérité divine. En fait, quand la raison humaine accepte humblement d’être purifiée par la foi, elle est loin d’en être affaiblie ; mais elle en est plutôt renforcée pour résister à la présomption et pour dépasser ses propres limitations. De cette façon, la raison humaine est stimulée à poursuivre le noble but de servir le genre humain, en traduisant nos aspirations communes les plus profondes et en élargissant le débat public, plutôt qu’en le manipulant ou en le confinant. Ainsi, l’adhésion authentique à la religion – loin de rendre étroits nos esprits – élargit-elle l’horizon de la compréhension humaine. Elle protège la société civile des excès de l’ego débridé qui tend à absolutiser le fini et à éclipser l’infini, elle assure que la liberté s’exerce « main dans la main » avec la vérité, et elle enrichit la culture avec des vues relatives à tout ce qui est vrai, bon et beau.

 

Cette manière de concevoir la raison, qui pousse continuellement l’esprit humain au-delà de lui-même dans la quête de l’Absolu, constitue un défi ; elle oblige à la fois à l’espérance et à la prudence. Chrétiens et Musulmans sont poussés, ensemble, à rechercher tout ce qui est juste et vrai. ». (…)

Extraits du discours du pape Benoît XVI, à Jérusalem,
sur l'Esplanade des mosquées (12 mai 2009)

       "(…) Le dôme du Rocher invite nos cœurs et nos esprits à réfléchir sur le mystère de la création et sur la foi d'Abraham. Ici, les chemins des trois grandes religions monothéistes du monde se rencontrent, nous rappelant ce qu'elles ont en commun. Chacune croit en un Dieu unique, créateur et régissant toute chose. Chacune reconnaît en Abraham un ancêtre, un homme de foi auquel Dieu accorda une bénédiction spéciale. Chacune a rassemblé de nombreux disciples tout au long des siècles et a inspiré un riche patrimoine spirituel, intellectuel et culturel. (…)

       Nous pouvons commencer par nous appuyer sur la foi au Dieu unique, source infinie de justice et de miséricorde, puisqu'en Lui ces deux qualités existent dans une parfaite unité. Ceux qui croient en son nom ont le devoir de s'efforcer inlassablement d'être justes en imitant son pardon, car les deux qualités sont orientées intrinsèquement vers la coexistence pacifique et harmonieuse de la famille humaine".

 Réactions de Monsieur Mohammed Moussaoui,
président du Conseil français du culte musulman (C.F.C.M.)

 "Benoît XVI n'associe pas l'islam et la violence. Il parle bien de la "manipulation idéologique de la religion", qui peut aboutir à des violences. C'est une précision très importante, qui l'honore.

Depuis plusieurs années, un discours médiatique très fort associe de façon systématique la violence commise au nom de l'islam, ou par des musulmans, avec l'islam lui-même. Les musulmans sont obligés de se justifier en permanence ! Benoît XVI, lui, n'a pas fait ce lien. Il a reconnu l'islam comme une religion de paix qui accorde, comme le christianisme, une place importante à la raison.

Son discours de Ratisbonne, qui avait profondément atteint la communauté musulmane, semble aujourd'hui bien loin. Ses paroles de respect et de dialogue entre chrétiens, juifs et musulmans sont rassurantes. Elles montrent la dimension spirituelle de son voyage en Terre sainte, et le vrai but de son pèlerinage : la paix dans la région, dans un contexte très difficile." (La Croix, 11/05/2009).

 


Début - Editorial   - Documents - Annonces  -  Initiatives  - Livres - Revues  -  Témoignage - Abonnement

ë   Du 4 au 10 juin 2009
Semaine mondiale pour la paix en Palestine/Israël
, action commune pour une paix juste, sous l'égide du Conseil Œcuménique des Eglises. www.worldweekforpeace.org

ë    Orsay (91) - 13 juin 2009
Le centre spirituel de la Clarté-Dieu organise une journée de réflexion : "Pourquoi et comment s'engager dans la rencontre interreligieuse ?" Avec Gabriel Hagai, rabbin, Josette Gazzaniga, Méhrézia Labidi-Maiza, Amina Tougui, Saïd Ali Koussay. Inscriptions : clarte-dieu@club-internet.fr - T. 01 69 28 45 71

ë    Ergersheim (67) - 30 juin au 4 juillet 2009
L'Abbaye cistercienne Notre Dame d'Altbronn d'Ergersheim, une session s'adressant à des chrétiens (dans un esprit œcuménique), engagés dans les relations chrétiens/musulmans, sur le thème "Questions bioéthiques et Islam". Ove Ullestad, théologien protestant et Aziz El Alouani, animateur d'émissions religieuses sur France Bleue Alsace. Renseignements : Nicole Benoît, 5 rue des Balayeurs, 67000 Strasbourg.
Tél. 03 88 36 86 51 - Email. nicole-2509@voilà.fr  

ë    Le Vieux Marché (22) - 25-26 juillet 2009
Le pèlerinage islamo-chrétien au Pardon "des Septs Saints" aura comme thème : "Pour une paix sereine entre les deux rives de la Méditerranée : quelles conditions poltiques ? Quels moyens culturels ?". Avec M. Borrmans, G. Bencheikh, M. Chérif, C. Josselin et Mgr C. Rault. Informations : www.vieux-marche.net

 

« ISLAM  et  CHRISTIANISME » Session de formation pour les chrétiens

Le S.R.I. organise une session intensive de formation. Elle s’adresse aux chrétiens (laïcs, religieux, religieuses, prêtres), engagés dans la rencontre et le dialogue ou désireux de mieux connaître l’islam. Du jeudi 2 juillet (17 h) au jeudi 9 juillet 2009 (14 h), à Orsay (91)
Inscription au SRI : Tél. 01 42 22 03 23 – E-mail : sri@le-sri.com

 

Début - Editorial   - Documents - Annonces  -  Initiatives  - Livres - Revues  -  Témoignage - Abonnement

I N I T I A T I V E S

*    

*  (94)  : des étudiants se forment à l'interreligieux - 7-8 mars 2009
120 étudiants de différentes aumôneries de France se sont retrouvés le week-end des 7 et 8 mars, à l’université Paris-XII de Créteil. Etrangers pour beaucoup, ils venaient relever le « défi de la rencontre interculturelle et du dialogue interreligieux » par des échanges, la visite de la mosquée, de la synagogue. Ce fut un temps d’expression du désir de la rencontre, désir mêlé de crainte… et l'occasion d’écouter les paroles de Mgr Santier (évêque de Créteil, chargé des relations interreligieuses dans l'Eglise de France), répondant à la question du risque de perdre son identité par le fait de se pencher sur la religion de l’autre : « Celui qui dialogue est conduit à affirmer ce qui le fait vivre, ce qui l’anime au plus profond de lui-même ». De leurs réflexions et de leurs diverses expériences de rencontres interreligieuses, les jeunes pensent qu’il faut donc multiplier ces occasions, ce qui ne signifie pas devoir se plier à la religion de l’autre ou se convertir. Une participante conclut par ces mots : ces face-à-face « permettent de se réapproprier nos propres convictions, mais aussi d’élaguer. Il s’agit de frotter sa cervelle à celle d’autrui »… Pourquoi ne pas proposer un tel week-end aux étudiants catholiques dans d'autres villes de France ?

*   A Chartres : des Chrétiens et des Musulmans sur les pas de la Vierge Marie - 23 mai 2009
Pour la deuxième année consécutive, à l'initiative de l'atelier "Itinéraires spirituels" du GAIC, animé par Khaled Roumo et soeur Catherine Stroebel, une centaine de chrétiens et de musulmans se sont mis en route pour une marche vers la cathédrale de Chartres. Marcher ensemble, échanger et prendre le temps du recueillement, visiter la cathédrale, attentifs à l'itinéraire de foi de Marie, écouter, dans la crypte, l'itinéraire spirituel d'un musulman et d'un chrétien, accueillir ensemble des paroles comme celle-ci : "Nous nous sentirons ici chez nous, si vous nous ouvrez votre coeur." : autant d'éléments qui tissent une fraternité et font rendre grâces à Dieu. (Christophe Roucou).

 

Début - Editorial   - Documents - Annonces  -  Initiatives  - Livres - Revues  -  Témoignage - Abonnement

& "Deux frères en conversion – du Coran à Jésus"
Mulla ZADE et Abd-El JALIL, éd. du Cerf, Paris, 2009, 327 pp.
Cet ouvrage est un recueil de la correspondance, de 1927 à 1957, de deux frères en conversion du Coran à Jésus : Paul-Mehmet Mulla-Zadé et Jean-Mohammed Abd-El-Jalil. Elle est  rassemblée, introduite et annotée par Maurice Borrmans. C’est un témoignage de respect et d’estime pour les chercheurs de Dieu…

 & "Prophètes du dialogue islamo-chrétien"
Maurice BORRMANS, éd. du Cerf, Paris, 2009, 257 pp.
Quatre « précurseurs du dialogue islamo chrétien » sont présentés dans cet ouvrage : Louis Massignon, Jean-Mohammed Abd-El Jalil, Louis Gardet et Georges Anawati. Des inimitiés, incompréhensions ayant surgis au cours de l’histoire entre les chrétiens et les musulmans, leur témoignage et leur engagement respectifs, a contribué au renouvellement du regard chrétien sur l’expérience spirituelle des musulmans…

& "Afîf Osseïrane – un chemin de vie"
Jacques KERYELL, éd. du Cerf, Paris, 2009, 152 pp.
Afif Osseïrane, un chercheur de Dieu dont l’itinéraire exceptionnel est un enseignement. Sa conversion de l’Islam au Christianisme ne l’éloigne pas des siens. Son témoignage vrai est un chemin de vie qui le garde proche de sa famille musulmane. Le dialogue entre les personnes les aide réciproquement à découvrir en profondeur leur propre identité et à reconnaître l’altérité de l’autre. Afîf en est un témoin vrai. La dernière partie présente un recueil de textes d’Afîf suivis de deux témoignages…

& "Amoureux de l’Islam et croyant en Jésus"
Dall’Oglio PAOLO, éd. de L’Atelier, Paris, 2009, 190 pp.
En plein désert syrien, un jésuite italien a restauré un monastère pour y fonder une communauté mixte et œcuménique. Après trente ans d’expérience, il nous donne le témoignage de ses rencontres avec les musulmans. Il écrit : "C’est dans l’Eglise, en communauté, qui vit du mouvement de Jésus, que je vais à l’Islam, avec curiosité et attention pour le travail de l’Esprit de Dieu dans la Oumma. L'Eglise va à l’Islam en vue du royaume de Dieu", et avec Christian de Chergé, il croit "qu’en Islam comme en Christianisme le prophétisme n’est ni mort ni clos"

& "Eclats d’islam – chroniques d’un itinéraire spirituel"
Karima BERGER, éd. Albin Michel, Paris, 2009, 264 pp.
"Je suis arabe et française, orientale et occidentale, musulmane et laïque, femme et écrivain, et tant de choses encore qui ne se disent pas".

Karima Berger, algérienne d’origine, vivant à Paris depuis trente ans, tisse sous forme de petites chroniques le canevas de son itinéraire spirituel. Alors que les médias ne cessent de pointer la violence de l’islam radical ou les rigidités de la pratique musulmane, l’auteur porte un regard critique et distancié sur ces bruits qui viennent brouiller son propre itinéraire.
Peut-on se dire musulmane aujourd’hui sans souscrire aux replis identitaires, aux lectures réductrices du Coran, aux dérives idéologiques ? Tout le talent de Karima Berger est de dire, avec peu de mots, toute la complexité d’une relation à l’islam. Les contradictions vécues au quotidien l’amènent à renouer le fil d’une intériorité « de l’entre deux », à retrouver ses racines doubles, à enrichir sa foi en puisant  à d’autres sources, celles des autres traditions, celles de la mystique.

& "Femmes   invisibles – leurs mots contre la violence"
Laacher SMAÏN, éd. Calmann-Lévy, Paris, 2009, 263 pp.
A partir d’informations recueillies auprès d’associations : « Voix de femmes – Ni putes ni soumises », ou des entretiens avec des femmes et des jeunes filles, ainsi que des fiches téléphoniques, l’auteur montre l’évolution des démarches engagées par ces femmes pour passer du silence, sur certaines violences subies, au dépôt de plaintes. Certes, un nombre non négligeable ne parvient pas à un juge ou à une instance judiciaire. Cependant des instances "non officiellement habilitées seront une voie informelle de régulation des conflits familiaux et conjugaux propres à une communauté religieuse"…

& "L’Islam moderne – Des musulmans contre l’intégrisme"
Nadia KHOURI-DAGHER, éd. Hugo & Cie, Paris, 2009, 254 pp.
Fruit d’un travail de terrain mené pendant plusieurs mois, ce livre présente des hommes et des femmes qui « sont entrés en résistance » contre l’islamisme et qui militent pour un islam moderne. Il restitue la parole même des personnes rencontrées, auteurs célèbres ou citoyens anonymes. En Tunisie, des penseurs féconds et une laïcité enracinée ; au Maroc, des médias audacieux et des associations de femmes combatives ; en Algérie, une diaspora engagée et un combat par le livre … Trois volets d’une enquête journalistique intéressante.

& "Penser le Coran"
Mahmoud HUSSEIN, éd. Grasset, Paris, 2009, 195 pp.
Le nom de l’auteur est le pseudonyme de deux politologues français d’origine égyptienne. L’ouvrage donne des clés pour lire le Coran en tenant compte des circonstances de la révélation et du contexte historique dans lequel s’inscrit le Livre Saint des musulmans. La démarche proposée tente d’échapper à l’obligation de choisir entre la fidélité au texte et l’expérience vécue du changement. Un effort d’interprétation est nécessaire pour surmonter l’a priori littéraliste qui conduit à l’intégrisme. Un livre clair et concis.

& "Réconcilier l’islam et la science moderne, l’esprit d’Averroès"
Nidhal GUESSOUM, éd. Presses de la Renaissance, Paris, 2009, 539 pp.
La vision coranique du monde et les connaissances scientifiques actuelles sont-elles compatibles ? Astrophysicien, chercheur et professeur, l’auteur écarte les démarches « erronées » telles que la théorie du « contenu scientifique miraculeux du Coran », le créationisme ou le scientisme, qui ne respectent pas la religion et la science moderne. Il propose une « voie médiane » selon l’esprit d’Averroès, en revisitant  les fondements de l’islam et en traitant des sujets délicats tels que l’évolution darwinienne ou la cosmologie moderne. Nidhal Guesssoum offre une solution possible à l’alternative qui prévaut aujourd’hui entre le littéralisme religieux et le matérialisme moderniste. Une démarche novatrice intéressante. (R. Michel).

& "Charles de Foucauld autrement"
Jean-François SIX, éd. Desclée de Brouwer, Paris, 2008, 447 pp.
Ce livre nous retrace « autrement » la vie d’un personnage unique, que personne ne pourra jamais suivre dans son parcours ; à la fin de sa vie, son combat sera pour que tous les exclus participent au festin de la vie. Lui qui aura tout connu : la richesse, la débauche, la vie militaire et scientifique rejettera tout pour prendre la dernière place à ce festin avec Jésus. Dans un monde cassé, en miettes, certaines personnes n’arrivent à survivre qu’en se plongeant dans des situations limites… C’est ce que décrit à merveille J.F. Six. En 1916 Charles de Foucauld écrit à Massignon : "Donnez-vous au prochain, c’est le meilleur moyen d’aller de l’avant vers Dieu"…

& "Les papes et l’Islam"
Michel LELONG, éd. Alphée, Paris, 2009, 261 pp.
Dans cet ouvrage est abordée la difficile question des rapports de l’Église catholique romaine avec l’islam. L’auteur souligne des passages du Coran qui auraient pu soutenir l’initiative d’un dialogue qui est resté jusqu’à Vatican II l’apanage de quelques personnalités. Une nouvelle étape est franchie avec Vatican II et Paul VI. Trois chapitres font en  quelque sorte  le point sur les relations actuelles de l’Eglise catholique avec le monde musulman laissant une large place à "la Lettre des 138" personnalités musulmanes. Ce livre sera utile à tous ceux qui veulent savoir où en est le dialogue et qui cherchent des textes de référence pour leur propre réflexion. (JM. Ploux)

Livres reçus :

& "Islam et identité nationale"- Colloque 2007 de "Islam et Laïcité"
Louis WEBER, éd. L'Harmattan, Paris, 2009, 156 pp.

& "Le maire et la mosquée"
Françoise DUTHU, éd. L'Harmattan, Paris, 2008, 257 pp.

& "Le paradoxe de l'islamisation sécularisation dans le Maroc"
Chihab Mohammed HIMEUR, éd. L'Harmattan, Paris, 2009, 214 pp.

 


Début - Editorial   - Documents - Annonces  -  Initiatives  - Livres - Revues  -  Témoignage - Abonnement

a  « Se Comprendre » (SMA-PB, 5, rue Roger Verlomme, 75003 Paris - www.comprendre.org - contact@comprendre.org)

·         N° 09/04 - Avril 2009 : "L'économie politique de la consommation musulmane", par P. Haenni.

·         N° 09/05 - Mai 2009 : "L'islam sans soumission ?", notes de lecture sur le livre d'A. Bidar, par JM. Ploux.

·         N° 09/06 - Juin-Juillet 2009 : "Le statut de la charia en Iran : de l'islamisme au post-islamisme", par A. Niknam.

a         « La Maison islamo-chrétienne » - n° 9, printemps 2009, sur "L'argent et les croyants".
 
("Mes-tissages" - 6, allée Louis Jouvet, 92390 Villeneuve-la-Garenne - lamaison.ic@orange.fr).

a    « La Documentation Catholique » - n° 2425, du 7 juin 2009 : numéro spécial de 64 pages sur le voyage du Pape Benoît XVI en Jordanie, Israël et Territoires Palestiniens. (18, rue Barbès, 92128 Montrouge cedex - dcatho@bayard-presse.com ).

a    « Générations Femme » - magazine de l'Action Catholique des Femmes n° 39, de mai/juin 2009 : dossier sur "Les femmes et l'interreligieux". (generationsfemme@actioncatholiquedesfemmes.org - 98, rue de l'Université, 75007 Paris - T. 01 40 62 65 00).

a        « Migrations et Pastorale » - n° 341, juillet-août 2009 : "Avec des musulmans, devenir chrétiens" ; témoignages et réflexions sur ce thème.  (269 bis, rue du Faubourg St Antoine, 75011 Paris.
T. 01 43 72 47 21 -  migpast@eglisemigrations.org).

Début - Editorial   - Documents - Annonces  -  Initiatives  - Livres - Revues  -  Témoignage - Abonnement

 

Prière

(O Dieu de Jésus-Christ)

 

Toi l'Infini, au-delà de tout,

Comme un  Père, tu suscites la lumière,

Comme une Mère, tu berces l'univers.

Toi l'Infini, au-dedans de tout,

Par ton Feu, tu détruis notre arrogance,

Par ta Source, tu abreuves notre espérance.

Libération des humiliés,

Tu es la consolation des mal-aimés.

 

Que les peuples deviennent plus juifs !

Par la louange de Toi, par la reconnaissance d'autrui.

 

Que les peuples deviennent plus chrétiens !

Par une onction d'amour, par une offrande de vie.

 

Que les peuples deviennent plus musulmans !

Par la soumission à Toi, par la soumission au droit.

 

Que les peuples deviennent plus baha'is !

Par un amour de l'union, de l'union différenciée.

 

Que les peuples deviennent plus hindous !

Par le respect de toute vie, par l'ouverture à d'autres voies.

 

Que les peuples deviennent plus bouddhistes !

Par un éveil des consciences, par une libération des souffrances.

 

Que les peuples deviennent plus taoïstes !

Par l'accueil de l'harmonie, par le refus de l'agitation.

 

Que les peuples deviennent plus humains !

Par la réduction de leurs hostilités, par l'essor de leur hospitalité.

 

Guérison des déchirés,

Tu es la cohésion des bien-aimés.

Toi l'Infini, au-dedans de tout,

Par ton Sourire, notre agonie devient soupir,

Par ta Caresse, notre blessure devient délicatesse.

Toi l'Infini, au-delà de tout,

Par ta Discrétion, notre raideur devient souplesse,

Et par ton Mystère, notre murmure, devient prière.

 

Amen

Shafique Keshavjee, Professeur de théologie, Conseil Œcuménique des Eglises de Genève,
Auteur de : "Le roi, le sage et le bouffon", éd. du Seuil, Paris, 2000.

Votre abonnement se termine avec ce numéro

 

Si vous désirez continuer à recevoir la “Lettre du S.R.I.” en 2009

pensez à renouveler votre abonnement.

Ordinaire : 12 euros - Soutien : 15 euros.

 

Paiements par chèques : à l’ordre de l’A.R.E.C. - Merci.

Page d'accueilObjectifs - Lettre du SRI - Correspondants - Session d'été   - Actualité  - Foyers mixtes  - Archives - Textes  - Instruments - Liens